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 All the sanity I ever owned... Gone. But I'm still breathing.

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MessageSujet: All the sanity I ever owned... Gone. But I'm still breathing.   Sam 24 Jan - 18:20

ERIS


≡ Elias Filali ≡
I want you to touch me there, to make me feel like I am breathing, like I am human…

▲ ► ◄ ▼

Ω nom Filali. S’ils avaient des doutes, maintenant ils le savent. Tu as hérité du nom de ton paternel. Il est léger, il se prononce vite. Trois syllabes, pas contraignant. Il te confère également un certain prestige, dans le pays d’où il vient, c’est un nom prononcé par toutes les bouches. Ω prénom Elias. Prénom dérivant de tes origines, confondu avec son équivalent grec. Non, il est bel et bien arabe. Non, il n’est pas celui souvent répété dans la terre des Dieux. Ton père l’a choisi. Après tout, il était le seul à le pouvoir.Ω âge Les agissement de 23 années sont marqués sur le carnet de ta vie. Parfois, elles sont passées rapidement. Parfois, elles étaient plus lentes que la vitesse de déplacement d’un mollusque. Ω date et lieu de naissance Tu es né le 5 novembre1991, d’une mère que tu n’as jamais vu, que tu n’as jamais connue. En France, tu as ouvert les yeux pour la première fois. Plus spécifiquement à Nice. Ω origines et nationalité De la nationalité, tu mêles la française et la grecque. Des origines, c’est plus compliqué. Ton père était un marocain résidant en France,  et ta mère… Et bien, tu ne sais pas. Tu n’as pas le droit d’en parler. Donc, on peut dire que tu découles du Maroc, pays que tu n’as même pas visité pour l’instant. Ω profession/occupation Elève à l’université d’Agropolis, tu déambules dans les couloirs comme si les lieux sont tiens. Tu n’es pas quelqu’un de studieux, tu n’es pas un bosseur. Ton intelligence aiguisée te permet de t’en sortir, mais avec des notes moyennes ou assez bonnes, pas du tout excellentes. Ce n’est pas que tu t’en foutes, tu veux devenir architecte, mais tu ne peux pas te résoudre à étudier, c’est très difficile pour toi, tu es trop distrait et tu n’arrives pas à rassembler assez de concentration pour pouvoir t’assoir sur un bureau et remplir des pages avec le fruit de ton labeur. Ω statut civil Tes visites dans le lit de tes conquêtes sont brèves. Elle est apparue dans ta vie. Elle t’a impressionné avec sa beauté indescriptible et cette fragilité que tu as senti malgré son masque froid. On aurait dit une impératrice. Celle d’un royaume de glace. Tu es avec elle, tu es homme comblé. Pourtant, il est là. Tu l’observes. Tu sens une sorte de courant qui s’installe. Tu ne comprends pas. C’est compliqué, ça te dépasse. Tu fais semblant de ne rien voir, tu fais l’aveugle. Tu prétends que c’est pour d’autres raisons, mais c’est surtout pour apaiser ce feu brûlant, qui te consume doucement. Non, c’est ridicule, insensé. Tu retournes à elle, mais c’est trop tard. Tu ne penses qu’à lui, putain. Ω niveau de vie €€€€ Ω groupe     Incommensurables. Ω célébrité Francisco Lachowski. Ω prédéfini, scénario ou inventé ? Inventé. Ω crédits  torie-rph.tumblr (gif) et keymashing.insanejournal (image).






Contrôle de la colère Ω La colère rugit, meurtrière. Leurs rythmes cardiaques augmentent, atteignant une vitesse vertigineuse. Le nombre de battements par seconde de leurs myocardes se décuple. Leurs souffles s’accélèrent, se bloquent. L’afflux du sang surchauffe leurs peaux, les rend brûlantes. Pauvres fous, si influençables. Il en faut peu… Tu n’as qu’à le souhaiter pour que leurs membres se crispent, pour que leurs sourcils se rejoignent, pour que sur les fronts se dessinent les marques de leur rage. Ils ont ce feu qui les consume de l’intérieur, ils ont cette impression qu’ils vont exploser d’un moment à l’autre, tandis qu’ils remarquent le changement qui opère. Les symptômes sont différents, dépendants du degré de soumission que tu souhaites exploiter. Pouvant aller du simple agacement à une ire noire, destructrice. Parfois bien fondée, juste amplifiée par tes soins. Parfois inutile, n’ayant d’autre mobile que ton bon vouloir. Une fureur sans nom prend le contrôle, les agite comme de petites marionnettes impuissantes, bouillonnant leurs tripes, embrumant leurs cerveaux. L’irréparable est à portée de mains. Ils pourraient même commettre un meurtre. Et tu ne serais pas responsable. Personne ne se douterait que c’est toi qui les domine. Tu ris. Pauvres imbéciles. Des agneaux qui se sont perdus et qui se sont retrouvés sur le chemin du loup. Ils se laissent emporter par le courant de ce sentiment primaire, dangereux. Tu t’en amuses, tu jongles avec les limites. Tu en abuses. Cela te donne l’impression d’être puissant. Tu aimes répandre le chaos, la destruction. C’est tellement… grisant. C’est ton moyen de survoler la ville, de te laisser porter par tes propres ailes.

Repérage Ω Oui, ça te tape à l’œil. Tu le sais quand quelque chose de mauvais se présage. Tu le vois quand quelqu’un est hanté par la jalousie, par la haine, par l’envie, par l’orgueil. Il ne peut rien te cacher. Ce n’est rien de concret, c’est instinctif, tu es attiré par le négatif, par le perfide. Ses sentiments les plus secrets, les plus malveillants ne sont plus dissimulés, ils sont là, dans la paume de ta main. Tu choisis de les exploiter, tu choisis de les nourrir. Tu en as la possibilité, tes mots quittent ta bouche et l’ensorcellent. Ça l’anime, ça le fait sentir vivant. Tu le sais… Ton but est d’accroître cela chez lui. Il l’aura voulu. Il a baissé leur garde. C’est sa faute… Il t’a subjugué. Il t’a obligé à réagir.

Encouragement  Ω Tu n’es pas que vileté. Comme celle qui t’habite, tu as deux facettes. Tes discours de motivation sont efficaces. Tu trouves les paroles justes, celles qu’il faut dire au bon moment. Tu as un talent fou. Celui d’inciter les gens à donner le meilleur d’eux-mêmes, celui de les inspirer, de les exhorter à se surpasser. Tes dires sont réconfortants, et ils mettent en confiance tes interlocuteurs. Tu es leur modèle, ils te regardent avec admiration, ils puisent leur courage dans ta force. Puis ils foncent et ne peuvent plus être arrêtés. Aucun obstacle ne les détournera de leurs objectifs.

Satisfaction Ω Tu te nourris de leur désarroi, de leurs peurs. Tu te ressources dans leur ineptie et leur souffrance. Oui, déverser le flot de haine autour de toi te fait grandir, t’envoie dans un autre monde. Tu te saoules avec leur douleur. Tu adores être la cause de leurs tourments. Tu te drogues en étant responsable de leurs malheurs. Ça devient un besoin incessant, insatiable. Tu as toujours besoin de plus, tu n’es jamais satisfait, tu n’es jamais repu. Pitié. Un peu plus de désolation… Les révoltes, les manifestations… Tu aimes être au milieu de celles-ci, elles sont un geyser de contentement. Mais ce n’est jamais suffisant…
Tu es d’une arrogance absolue, d’un égocentrisme maladif. Tout tourne autour de toi, et les autres importent peu en comparaison. Ω Tu n’es pas modeste, tu sais ce que tu veux, et tu sais également que tu es très attirant. Tu n’hésites pas à utiliser tes charmes pour obtenir ce que tu veux. Ça peut aller d’un sourire à beaucoup, beaucoup plus loin. Ω Machiavélique, tu vis selon l’adage qui dit «la fin justifie les moyens». Tu t’en fous de qui se retrouve blessé au final, tant que tu obtiens ce dont tu as besoin. Ω Tu as dans l’ambition de devenir architecte, ce n’est pas le métier de tes rêves mais c’est la voie que tu as décidé de poursuivre. Ω Tu as une grande imagination. Bien que tu restes logique dans tes propos, tu es très ouvert au surréel, ça te fascine. Ω Tu es un éternel optimiste, tu n’as jamais de plan de secours prévu à l’avance, selon toi, tu ne dois avoir qu’un seul but sur lequel te concentrer, sans penser à un éventuel échec. Ω Tu t’entretiens assez bien. Le sport est essentiel. Tu ne rentres pas dans la catégorie poids-lourd, ce n’est pas ton truc les haltères, tout ça. Toi, c’est la natation qui te forme, qui fait rejaillir tes muscles. Ω Il n’y a qu’une seule raison pour laquelle tu habites toujours avec ta famille, et c’est l’incapacité de ton frère à se débrouiller tout seul. Il aura toujours besoin de toi, et toi tu seras toujours là pour lui, tu ne peux tout simplement pas l’abandonner. Ω Tu avais un chien quand tu étais petit, mais il est mort, écrasé par une voiture en traversant. Tu ne t’en es jamais remis, et du coup, tu ne l’as jamais remplacé, bien que tu aies un grand désir d’acquérir un animal de compagnie.  Ω Tu es très vulgaire, éternel effronté. Tu ne mâches pas tes mots, tu dis la vérité si tu n’as rien à gagner pour dire un mensonge. Tu t’en fous de l’opinion des autres. Pour avoir droit à de la délicatesse de ta part, tes interlocuteurs doivent la mériter. Ω Tu fumes modérément, tu as vu les ravages de la cigarette dans ton entourage, et tu ne veux pas te bousiller les poumons. Ω Tu tiens très bien l’alcool, il te faut consommer de grandes quantités pour vraiment être bourré, chose que tu évites à tout prix car tu préfères être en possession de tes moyens tout le temps. Ω Tu n’es pas un bosseur. Tu es un procrastinateur, un vrai. La flemmardise te ruine l’existence et te gâche toutes tes chances. Tu pourrais être brillant, pourtant elle t’en empêche. Ω Tu n’aimes pas beaucoup manger. Tu n’as pas de plats préférés. Tu te nourris de ce qu’il y a à table et basta, tu t’en fous tant que tu as le ventre plein.  Ω Par contre, tu apprécies énormément le chocolat, c’est ton péché mignon, et tu ne peux pas résister à la vue de cet aliment sucré. Ω Tu ne supportes pas le contact du daim ou de la fourrure, de tous ces vêtements qui sont faits à partir de peaux d’animaux, ça te révulse. Ω Tu es fasciné par les poissons. Tu pourrais regarder dans un aquarium rempli de bêtes aquatiques pendant toute la journée sans t’ennuyer. Ω Tu es très rancunier, tu ne laisses personne s’en tirer comme ça après t’avoir offensé. Ω Depuis qu’Eris est venu occuper ton monde, tu n’arrives pas à t’éloigner des conflits, tu aimes être au milieu, tu te sens dans ton élément. Tu les provoques même quand elle a faim, quand tu te dois d’assouvir ses besoins, autrement elle te le ferait payer amèrement. Ω Tes cours t’ennuient, et tu n’hésites pas à dormir en amphithéâtre ou en classe. Tu peux utiliser ton joli sourire pour obtenir les notes des plus studieuses, après tout. Ω Tu es très sociable, très populaire. Toujours entouré par des gens. Tu ne passes pas inaperçu après tout. Ω Tu es hétérosexuel. Tu le sais. Tu préfères les courbes généreuses des femmes. Tu as déjà essayé un garçon, bien sûr, pour expérimenter. Ça t’a plu, mais pas tant que ça, mais tu es ouvert à tout après tout. Ω Tu n’as jamais pensé à ta mère. Depuis que tu sais la vérité, qu’elle t’a abandonné, ça ne t’a pas importé tant que ça. Elle ne voulait pas de toi. Tu ne veux donc pas d’elle non plus, même si c’est plus compliqué que ça, même si ça fait mal là, aux tréfonds de ton être.
Ah Eris… Elle est bien vilaine, celle là. Elle était apparue comme ça, séduisante, dans sa longue robe, ses cheveux flottant au vent. Tu avais d’abord cru à une hallucination. Elle s’était bien foutue de ta gueule. Elle avait commencé à te draguer, et tu n’avais pas été insensible à ses charmes. Elle est d’une beauté exquise, révoltante. D’une beauté de déesse. Tu avais dégluti, assez difficilement, tu te serais presque pincé pour déterminer si c’est un rêve. De sa voix de velours, elle t’avait envoûté, elle s’était présentée. Elle t’a parlé de ses objectifs, de ce qu’elle attend de toi. Tu avais ricané. Tu devenais fou. Malgré tout, tu gardais ton arrogance. Si elle croyait qu’elle pouvait juste se matérialiser comme ça et te donner des ordres comme bon lui semblait… Puis un vide s’était fait. De quelques heures. Elle s’était accaparée ton corps, tes souvenirs, tout. Elle était devenue toi, elle avait élu résidence. Elle avait avoué que tu étais plutôt pas mal dans ton genre et que tu serais sûrement devenu son amant, dans une autre époque. Tu ne pouvais pas t’empêcher de rougir. Elle avait le don de ressortir ça en toi, cette sorte de pudeur qui n’a jamais existé. Aliéné, tu étais devenu aliéné. Tu l’es toujours. Elle se dévoile au gré de tes envies, elle observe, elle commente. Elle est à l’affût. Elle veut sa vengeance. Elle veut tout détruire. Elle veut semer chaos et destruction. Elle veut la guerre.

▲ ► ◄ ▼



Bon ben. Je suis pipelette, et mon prénom c’est Mohamed, mais on m’appelle Mo. Je viens de Casablanca, du Maroc. J’ai 19 ans, 20 ans le 26 mars, donc oui, si vous ne vous en rappelez pas, je boude. Arrow En tous cas, j’ai commencé le RP en mars dernier, donc oui je suis tout nouveau dans ce monde, mais grâce à certaines personnes qui sont ici dans le forum, je n’ai eu aucun mal à m’y sentir comme chez moi. J’ai beaucoup appris à leurs côtés, et je les aime énormément. Du coup, me voilà sur un forum qui est administré par deux personnes que j’affectionne plus que tout, et qui est empli de personnes que j’adore également. Il faut dire que je n’ai pas du tout hésité. J’attends Elias depuis deux ou trois mois, bien avant de choisir MDM pour lui ; et quand j’ai découvert le contexte, je n’ai pas hésité, j’ai su que c’était le forum parfait pour le créer. Ça ne me dérange pas du tout de recevoir la petite Moïra, tant que ça ne gêne pas mes partenaires RP of course. Et je vous aime. Enormément.





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MessageSujet: Re: All the sanity I ever owned... Gone. But I'm still breathing.   Sam 24 Jan - 18:20

≡ Don’t make me your enemy ≡
My hunger grows, and it won’t let me go. It burns in my chest, I’m homeless…

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Pourquoi es-tu né au juste? L’ironie se trouve même dans ton entêtement à ne pas sortir d’entre cuisses de ta mère. Tu n’es venu que pour semer la souffrance, que pour causer le tort. Foutre le bordel a été ton objectif lorsque tu as décidé d’être aussi têtu, de te résigner à rester dans cet endroit chaud et accueillant. Ils ont du recourir à la césarienne, tandis que ton père, inquiet, attendait dans le couloir. Il s’en fout de toi. En son fort intérieur, il voudrait que tu meures, pour avoir un souci en mois. Si sa famille apprend qu’il a eu un enfant hors-mariage, il risque d’y perdre gros. Mais finalement, tu es sorti, tu as respiré la première bouffée d’air, et tu n’as pas pleuré. Les médecins, inquiets, ont tout essayé, mais rien pas de cris. Personne ne voulait de toi, tu viens de quitter le seul endroit qui t’a accepté, pourtant tu n’en ressens aucune tristesse. On te dira que ta maternelle est morte en te mettant au monde. La vérité est toute autre. Elle est juste partie, t’abandonnant à ton sort, tandis que ton paternel se mordait les doigts, hésitait entre te foutre dans un orphelinat ou payer le prix de ses erreurs. Heureusement, il a trouvé une alternative à ces deux extrêmes, autrement il aurait cédé à la première. Un mariage arrangé, et tout est réglé. Tu en ignores les circonstances, tu en ignores les raisons cachées pour elle. Le but était de faire croire qu’elle était ta vraie mère. Ils se sont ensuite installés à Argopolis. Tu es né à Nice. Mais tu ne t’en rappelles pas. Depuis que tu as la capacité d’avoir des souvenirs, tu te sais à Argopolis. Tu ne l’as quittée que pendant les vacances. C’est la ville où tu as grandi et où tu as passé toute ta vie. Où tu n’as pas beaucoup d’attaches mais que tu n’abandonneras probablement jamais. Quelques temps après, la famille s’agrandit. Ton père s’en sort, il arrive à convaincre la sienne qu’il est heureux en mariage, que tout va bien. La fortune est intacte, déjà qu’il est professeur à l’université du coin, il faut dire qu’il arrive à vous faire avoir un rythme de vie aisé. Tu ne sais pas s’ils voulaient vraiment de Zakaria, mais quand tu avais trois ans, il est venu au monde. C’était un très beau bébé, qui ne ressemble pas du tout à votre géniteur. D’ailleurs, toi-même n’a aucun trait en commun avec ce dernier. Vous avez tous les deux hérité de la beauté de vos mères respectives. Tant mieux. Sans être moche, Mr Filali a des traits rugueux, cruels, impitoyables. Tu n’as pas eu la plus magique des enfances, mais tu n’as aucune raison de te plaindre. Tu fus bien traité, bien éduqué. Ta belle-mère n’opposait aucune résistante, n’en avait que faire de toi. Si seulement c’était resté le cas… C’est un peu ta faute que la situation a changé, toi à ton entêtement à toujours vouloir te démarquer, à provoquer la pagaille…
Ω Ω Ω
Elle te déteste tellement. Devant Zakaria, elle fait semblant que tout va bien, que vous êtes en bons termes. Elle ne manque pas de t’insulter lorsqu’il n’est pas aux alentours. Tu n’es pas le sien, tu es juste un accident, un porte-malheur ambulant qui ne veut pas leur foutre la paix. Tu encaisses, tu la toises avec tes iris froids, puis tu ricanes. Tu lui empoisonnes tellement l’existence qu’elle se sent obligé de dire des choses pareilles à un gosse. C’est vrai que tu n’es pas facile. Être dissipé, tu t’appropries tous les lieux, tu fais ton prince dans tous les couloirs. Tu lui parles sèchement, lui faisant comprendre qu’elle te dérange. On ne sait pas d’où tu sors ces manières. Tu fais pleurer les domestiques  en leur montrant à quel point elles sont exaspérantes. Tu es antipathique. C’est le manque d’amour et de repères qui t’a poussé à te renfermer comme ça, ne tolérant personne. Tu as peur du patriarche, il est le seul à pouvoir te stopper. Quand elle se plaint à lui, quand ton demi-frère ne peut pas te protéger par sa présence, tu cours te cacher. Tu l’entends gueuler à travers la porte de la salle de bain, tu sens le ton de menace dans sa voix. La fois de trop était arrivée, et une gifle monumentale t’avait retournée. Ton père t’a battu, toi le fils indigne qui ne sert à rien. Il ne t’aime pas. Pas vraiment. Tu es son fils, et tu dois le rendre fier. Mais tu n’auras jamais son affection. Tu as du faire preuve de diplomatie envers elle, pour qu’elle ne trouve plus aucun mobile pour retourner ton propre père contre toi. Elle ne doit pas être l’ennemi. Elle est celle qui l’a mise au monde, et tu ne veux pas le laisser choisir entre toi et elle. Tu l’aimes tellement, ce petit oiseau fragile, qui n’arrive pas à voler de ses propres ailes. Et il est le seul qui te rende ton amour, vraiment. Tu as cet élan protecteur pour lui, tu sais que tu le préserveras de tout. Au péril de ton propre confort, de ta propre vie. Tu feras tout pour lui, pour son innocence, pour ses petits yeux naïfs. Tu ne ruineras jamais les choses pour lui. Il est ton talon d’Achille, ta faiblesse aux cheveux doux, ta vulnérabilité aux traits d’ange. Tu t’efforces toujours d’être le meilleur frère pour lui, celui qui ne laissera rien ni personne le toucher, l’affecter, abîmer ce bijou de candeur qu’il est. Pas même lui. Le plus âgé de la maison. Cette menace vivante pour lui. S’il découvre son secret, ce qu’il cache plus que tout. Toi, tu le sais. D’abord, tu l’as deviné. Puis tu l’as vu. Dans sa chambre à essayer des perruques. En action dans un cabaret. Il joue à la serveuse, il se fait draguer dangereusement par les clients. On se moque de lui, que ce soit gentiment ou méchamment. Pourtant, il a l’air dans son élément. Et tu ne lui voleras jamais ça, à ce gamin que tu aimes si sincèrement.
Ω Ω Ω
Elle est splendide. Sa chevelure de feu est en harmonie avec le vert qui l’entoure. Assise dans l’herbe, dans le parc, elle lit, les sourcils un peu froncés marquant sa concentration. Tu l’admires, discrètement. Tu es en route pour un rendez-vous, mais soudainement, ça n’importe plus. Elle est là, tu n’as besoin d’aller nulle part d’autre. Elle te fait arrêter dans ton élan, tes pas ne te portent plus, tes jambes ne se résignent plus à avancer. Tu restes ainsi scotché devant sa vision. Un sourire vient étirer tes lèvres, tu ne sais pas si c’est de l’amusement ou de l’attendrissement. Tu sens qu’il y a quelque chose qui ne va pas avec cette fille, qu’elle est du genre à instaurer des barrières entre elle et le reste du monde. Fier conquérant, tu te décides à toutes les anéantir, pour réclamer ton dû. Tu ne sais pas pourquoi elle t’attire à ce point, elle est comme un phare durant une nuit d’orage, la lumière d’un espoir que tu as cru perdre. Tu n’es pas du genre à t’attacher. Tu fais le touriste dans chaque lit, tu vogues à travers toutes les couches. Pour certaines, tu fais des efforts, pour d’autres, tu n’as qu’à ouvrir l’espace de tes bras pour qu’elles viennent s’y blottir, pour qu’elles soient tentées de te toucher. Pour une nuit, tu es à elles. Mais elles sont à toi pendant plus longtemps. Tu les hantes, toi le bon amant qui leur fait atteindre le septième ciel. Tu le sais, elles ne simulent pas avec toi. Tu soutires ton plaisir de celui de tes jouets. Tu adores ça. Te sentir maître de leurs désirs, roi de leurs jouissances. Ta langue sillonne leur peau, cherche les bons endroits, les trouve. Quand elles atteignent l’euphorie, tu rentres dans le même état. Spontanément, tu vas vers elle, tu t’installes à côté, ta chemise ouverte en cette après-midi estivale, tes manches retroussées. Tes dents se montrent, ton charme dégouline de toi et s’impose. Le velours de ta voix vient caresser ses oreilles, grave, sensuel. Tu lui parles. Tu ne lui mens pas. Tu es toi. Tout pour attirer son attention, pour que ses beaux iris quittent les mots et contemplent les tiens. Belle. Elle est belle. Elle est splendide. Tu es déjà envoûté, tu n’arrives pas à t’en remettre. Tu ris, tu plaisantes. Tu sens la glace qui fond de son côté, tu l’illumines du soleil de ta franchise. Tu ne la manipuleras pas, tu ne prétendras jamais avec elle. Tu l’as trouvée. Tu sens déjà ton cœur qui danse dans sa cavité. Rien qu’un peu d’elle. Rien que tes doigts qui courent dans ses cheveux. Rien que tes lèvres qui vont se poser sur ses joues délicates. Tu es fou, tu n’es pas habitué. Les connards comme toi ne tombent pas amoureux. Pourtant, toi, tu as chuté de haut. Te relever t’est désormais impossible. Elle sortira avec toi. Une fois. Deux fois. Elle t’invitera dans sa grande demeure. Elle mérite les meilleures choses. Et toi, tu ne la mérites pas.
Ω Ω Ω
Le réveil est brusque. Tu te demandes si tu n’as pas exagéré avec l’alcool hier. Pourtant, tu n’as pas la gueule de bois, tu te sens juste un peu désorienté. Tu ne te rappelles pas du tout de la journée d’hier. Ah si. L’aurore boréale, le truc qui va sûrement apparaître aux infos. Ce n’était pas prévu, c’est juste survenu comme ça, et les scientifiques sont perplexes, ce n’est pas un phénomène courant dans cette partie du monde. Etouffant un bâillement, tu te diriges vers la salle de bain. Tu te sens quand même fatigué, tu ne sais pas ce que tu as foutu il y a quelques heures putain. En tous cas, tu es devant le miroir, en boxer, et tu t’appliques à te brosser les dents quand tout à coup… Une ombre passe. Perplexe, tu la recherches. Elle est là. Ses doigts caressent tes épaules, arachnéens. Ils vont se promener sur ton torse. Tu restes paralysés, trop choqué. Tu ne comprends pas. Qui est-elle ? Que fait-elle là ? La peur est un sentiment qui t’est inconnu. Tu n’as pas de honte à l’admettre, tu as peur. Elle disparaît aussi vite qu’elle est apparue. Plus tard, tu apprendras qu’elle est Eris. Qu’elle t’accompagnera pour le restant du voyage qu’est ta vie.  






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MessageSujet: Re: All the sanity I ever owned... Gone. But I'm still breathing.   Sam 24 Jan - 18:22
Bienvenue parmi nous beau brun
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MessageSujet: Re: All the sanity I ever owned... Gone. But I'm still breathing.   Sam 24 Jan - 18:31
Bienvenue mon homme

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MessageSujet: Re: All the sanity I ever owned... Gone. But I'm still breathing.   Sam 24 Jan - 18:45
FRANCISCO.
Bienvenue et bonne chance pour ta fiche.
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MessageSujet: Re: All the sanity I ever owned... Gone. But I'm still breathing.   Sam 24 Jan - 20:18
Eh, pas touche. A part Eileen. Pour le moment. Arrow
Le gif avec la clope putain.

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When the ashes start to rise and the moon falls from the sky, and a thousand candles burn into the night. When the angels softly cry on the flames below the sky,Would a thousand souls still pray for you and I?
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MessageSujet: Re: All the sanity I ever owned... Gone. But I'm still breathing.   Sam 24 Jan - 20:55
Je ne fais que regarder, promesse de blonde.
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MessageSujet: Re: All the sanity I ever owned... Gone. But I'm still breathing.   Dim 25 Jan - 17:19
Ladies, voyons, voyons.
Merci beaucoup à tous.
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MessageSujet: Re: All the sanity I ever owned... Gone. But I'm still breathing.   Lun 26 Jan - 14:14
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MessageSujet: Re: All the sanity I ever owned... Gone. But I'm still breathing.   Lun 26 Jan - 22:37
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MessageSujet: Re: All the sanity I ever owned... Gone. But I'm still breathing.   Mar 27 Jan - 16:20

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Strife and Confusion joined the fight, along with cruel Death, who seized one wounded man while still alive and then another man without a wound, while pulling the feet of one more corpse out from the fight. The clothes Death wore around her shoulders were dyed red with human blood.~ byendlesslove.
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MessageSujet: Re: All the sanity I ever owned... Gone. But I'm still breathing.   Mar 27 Jan - 16:31
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MessageSujet: Re: All the sanity I ever owned... Gone. But I'm still breathing.   Mar 27 Jan - 16:36
Arrête de te taper tout le monde, sinon pas de validation.
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MessageSujet: Re: All the sanity I ever owned... Gone. But I'm still breathing.   Mar 27 Jan - 16:38

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MessageSujet: Re: All the sanity I ever owned... Gone. But I'm still breathing.   Mar 27 Jan - 16:41

≡ tu es validé(e) ≡
c'est maintenant que ça commence

▲ ► ◄ ▼

Bravo toi, tu as réussi à passer la redoutable épreuve de la fiche de présentation. Tu peux donc d'ores et déjà créer ta fiche de liens et aussi celle de tes sujets. Pour toutes tes autres demandes, c'est ici qu'il te faudra cliquer. Pour créer ton scénario tu peux cliquer ou encore regarder du côté de la recherche de liens. Sur ce, bonne aventure Mdmienne

Ω Ω Ω

Mon Elias à moi
Bon tu sais déjà tout Arrow Viens qu'on commence de faire des cochonneries.






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MessageSujet: Re: All the sanity I ever owned... Gone. But I'm still breathing.   
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