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 The sweetest sadness in your eyes, clever tricks } percy

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MessageSujet: The sweetest sadness in your eyes, clever tricks } percy   Mar 27 Jan - 20:16









King & Queen
Percy & Xara


Le brume est encore épaisse sur la ville, mais tu ouvres les yeux comme si le soleil était déjà haut dans le ciel. Ton sommeil se détraque en ce moment, et tu sais parfaitement sa cause. Les visions dans coin de ton œil. Les reflets dans le miroir. Les rêves quand tu t'apprêtes à t'endormir. Les mots qui se murmurent tout autour de toi, sans te laisser en paix. Tu n'es pas encore vraiment habituée, et bien que tu ne détestes pas ce changement, tu ne peux nier qu'il influe grandement sur ton sommeil ou ta personnalité. Tu es une chose différente de bien des façons, et ça pour la seconde fois. La première fois, tu t'es réveillée en inconnue, en ignare, tu ne savais rien de toi ou de ce qui t'entourait. Grâce à ton tuteur, à ton père d'adoption, tu as prit un nom : Xara Doe. Le vrai, tu ne t'en rappelles pas, et ça ne t'importe guère, le présent est bien plus important qu'un passé fondu dans le néant. Et il y a quelques semaines tu t'es encore réveillée autre, sans perdre cette fois ton identité. Hadès. Le mot t'as effleuré les lèvres à ton réveil comme un appel. Une évidence qui s'énonce, une âme supplante la tienne, la dévore, et tu ris à cette nouveauté. Tu la désires, la revendiques en silence. Au bout de quelques temps, les esprits ont accepté de se livrer, secrets et mystérieux ils t'ont fait découvrir leurs trésors et la vérité : tu n'es pas la seule. Vous êtes plusieurs parmi le monde à avoir été béni des dieux. Hadès t'a choisie, t'a élue, a prit domicile dans ton être sans se cacher. Ces cauchemars sont sa vie, ses visions sont les siennes, le reflet n'est d'autre que le sien quand il s'amuse à fondre son visage dans le tien. Tu es une élue. Si tu as perdu ta première personne, c'est pour être autre chose, un destin.

En silence, tu sautes au pied de ton lit, tu récupères une robe rouge pour la passer rapidement. C'est le week-end, Mr Jules ne viendra pas commenter ton absence si tu t'éloignes pour la matinée. Après tout, c'est à cause de votre veillée de l'avant-veille que tu t'es couchée tôt pour te réveiller à cette heure. Les deux idiots qui déambulent dans les rues d'Argopolis en étant ivre et en riant, c'est vous deux, vous réveillez tous les voisins avec un éclat de rire, ils vous détestent parfois et si Mr Jules n'était pas aussi populaire dans le voisinage, certains vous auraient balancé des choses pour vous faire taire. Tu laisses tout, téléphone, portefeuille, papiers, tu ne fuis qu'avec ta robe et des bottes plates, là où tu te rends tu n'as besoin de rien. Au bout de quelques pas, la brume t'entoure complètement, et tu t'aventures presque à l'aveuglette, si tu ne connaissais pas le chemin par cœur tu pourrais facilement te perdre. Le quartier français est bien silencieux à cette heure de la matinée, et quand tu passes les limites de l'anglais le bruit et les relents d'alcool te sautent au visage. Bien plus actif, bien plus vivant, ici les buveurs sont nombreux et tardifs, quelques-uns essayent vaguement de t’alpaguer pour les rejoindre dans leur beuveries mais tu refuses avec un hochement de la tête, tu n'as pas le temps, tu as rendez-vous avec les morts. Le silence est bien plus appréciable, tu as beau aimé la fête, l'alcool, la sauvagerie, tu es celle qui décide de quand l'accueillir. Et ces êtres imposants n'ont pas leur mot à dire, tu les réduits au silence d'un regard froid et ils n'osent plus, marmonne simplement des fables à ton propos et continuent leur verre comme si de rien n'était. Ils ne te voient déjà plus. Un nouveau de tes talents, ta robe écarlate se fond dans le paysage, tu n'es rie n d'autre qu'une brume supplémentaire, sans devenir invisible tu peux éloigner leurs regards de toi.

Encore quelques pas, et tu ralentis en l'apercevant. Petite blonde qui s'est elle aussi perdue aux aurores, elle observe et hume l'univers sans s'intéresser au reste. Elle reste plantée là, au milieu de tout, au centre du monde. Perceval, cette fille que tu n'arrives ni à comprendre ni à éloigner. Mais peut-être que tu n'as ni envie de l'un, ni besoin de l'autre, tu ne sais plus grand chose depuis quelques temps, tout est à reconstruire et à composer avec lui. Perceval qui s'est amusée à envahir ton espace vital plus que n'importe qui d'autre alors que tu tentais vainement de passer inaperçue à ses yeux, elle t'a traînée ailleurs, elle t'a embrassée sans te demander ton avis et s'est enfuie, chat sauvage, te laissant au milieu des peintures à te demander ce qu'il venait de se passer. Tu n'avais rien comprit, et tu ne comprends toujours rien. Vous ne faites que vous croiser, vous observer, ce serait mentir que de ne pas la désirer, mais tu n'accordes pas de temps à ces choses-là. Tu as mieux à faire. Plus important, plus utile, ce ne serait qu'une perte de temps dans la mission qu'on t'impose, pourtant à peine un pas et voilà que tes doigts s'enroulent autour de son bras, glacés, a-t-elle conscience d'avoir l'enfer qui coure sur sa peau ? « J'ai quelque chose à te montrer. » Tes connaissances n'ont jamais vu l'île à l'aube, ni Mr Jules. Le jeu pour eux c'est de passer le crépuscule puis de fuir, trop peureux pour en vouloir plus, alors que le vrai danger ne se présente que lorsque tu imposes ta royauté sur le peuple qui t'obéis aveuglément. Tes doigts se glissent sur les siens,  ils ne demandent pas, ils imposent, et tu l'entraînes dans ton sillage. Dans les brumes tu entends le rire des morts, et tu serres les dents, les faisant taire. Tu sais qui elle-est, mais tu ne sais pas si elle-même le sait. Perséphone.



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MessageSujet: Re: The sweetest sadness in your eyes, clever tricks } percy   Jeu 5 Fév - 17:25



       

   
Xara & Perceval
Le jardin dormait encore. Je l'ai surpris, nourrice. Je l'ai vu sans qu'il s'en doute. C'est beau un jardin qui ne pense pas encore aux hommes.
Tu aimes les matins.
La campagne embrumée ouvre à peine les yeux, s'étirant dans la froideur des matins, se blottissant dans son manteau le temps d'un instant encore avant que le jour ne frappe, avant que les amours s'étiolent. Un sourire paresse sur le bord de tes lèvres, tu es reine, tu es souveraine & ton cœur résonne, détalant à chaque seconde. Il s'envole dans tes pieds qui frôlent le sol, dans le grincement du lit. Tu te défiles, tu files. La chemise de nuit blanche glisse contre ton corps mince, noueux, désireux de voir le monde ouvrir les yeux. Beauté fantomatique, tes mots n'existent pas sous tes pieds nus, sous les escaliers glissants. Tu t'envoles, t'isoles.

Les pieds nus, les rues sont fraîches, caressantes, épousant les derniers loubard qui se fendront la cervelle sur le pavé. Un frisson court, tu entends les derniers sons de la fête, les derniers émois victorieux de l'alcool. Doucement dansante, tes cheveux blond en bataille te rendent un peu belle, un peu éternelle. Princesse des morts, tu couches à tes pieds les plantes, devenant déesse, devenant elle. Reine des enfers, elle règne en maîtresse, en caresse, en tendresse, se confondant avec toi. Vous n'êtes qu'une. Vous n'êtes que vous. A la recherche du roi pour lequel vous brûlez, vous vous embrasez. Un regard & elle est là, si proche, si perceptible.

Ses boucles brunes se confondent à la pénombre, lèchent son image divine. Dans l'enfer, elle est roi, elle descend de cette obscure clarté qui ravit ton cœur, chasse le paradis de ses yeux. Robe sanguine, elle se dessine sous des accords habiles. Xara, le mot appuie sur le nacre de ta gorge, fait mal à tes cordes vocales. La nature t'entend, la nature vous appelle, victimes d'un amour millénaire.Un sourire capture tes lèvres, faisait naître cette douce odeur de fièvre. Le baiser volé ne te suffit plus, ne te comble plus. Tu veux l'ivresse de son corps, ses muscles qui se raidissent, qui s'emprisonnent sous tes baisers. Elle laisse courir ses doigts sur ta peau glacée, un frisson t'écorche le ventre, dégringole dans tes reins. « J'ai quelque chose à te montrer. » , tes grands yeux papillonnent, s'agitent, s'animant d'une clarté nouvelle, dérangeante, vivante.

Le contact t'emporte, t'électrifie. Le roi exige, le roi aura. Tes pieds glacées s'abattent contre la terre, suivant son sillage, t'écorchant sur les pierres. Dangereuse, elle t'enlace dans ses rêves, dans ses illusions & tu te laisses doucement aller. Tant pis pour la campagne. Dommage pour le matin perdu.  Main dans la main,  tu lui donnes tes doigts entendant à peine ce qu'elle entend. Vous êtes souveraines, vous êtes impératrice les brumes vous dévoilent, vous enfantant dans son sein. « M-Montre-moi. », ta voix fluette, difficile, glisse. Les mots te font mal, les mots sont des souffrances assassines sur tes cordes vocales.  Bête humaine, mi-déesse, mi-princesse, tu enfiles ta cruauté derrière des sourires d'enfants, des étoiles divines. On te donne Dieu sans confession. Lequel ?, réponds-tu souvent, charmeuse, ensorceleuse,  paresseuse.

L'île des esprits. Elle se cache dans les brouillards assassins, dans les troncs noueux sonnant mort, sonnant enfer, sonnant débâcles sentimentales. Le chemin est escarpé, long, douloureux. Les cailloux s'enfoncent, écorchent ta chaire, faisant couler ton sang. L'humidité fait rosir tes joues, exploser tes pupilles d'une malice nouvelle. Ta cage thoracique frémit d'un nouveau souffle, d'une nouvelle vie, foisonnant de pensées toxiques, assassines, cruels. Tu marches dans l'herbe au milieu des stèles devenues arbres, redonnant à la terre ce qu'elle a de mieux, ce qui lui est nécessaire. Tu te détaches un peu d'elle. Fantôme, tu es un peu trop belle pour cet endroit, caressant lentement un des troncs. « Je …  Je ne suis jamais venue ici. », tu murmures, les morts dorment, il ne faudrait pas après tout les éveiller, les entendre gratter la terre, désirer de dévorer les chaires vivantes. Un sourire, tu tournes lentement autour du tronc suivant les veines de l'arbre, vénérant sa vie qu'il doit à un corps en décomposition. Ici la nature ne tolère ni gâchis, ni sacrifices, ni ridicule. Ici, la nature est belle. Face à elle, un sourire paresse, te caresse. Qu'attend-t-elle pour t'enlever sur son char ? Qu'attend-t-elle pour te séduire ? L'enfer vibre sous  ta peau & rêve de la sienne. L'enfer ne réclame que sa souveraine dans les baisers mortuaires, dessinant la cruauté de tes courbes. Insolente, tu veux tout dans un baiser chaste sur le bord de ses lèvres. Tu lui as manqué à ton roi, n'est-ce pas ?


       
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MessageSujet: Re: The sweetest sadness in your eyes, clever tricks } percy   Ven 6 Fév - 20:51









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Percy & Xara


Tu lis bien trop de bouquins, Mr Jules ne sait pas comment tu te débrouilles pour réussir à  en lire avec le lycée et l'aide que tu lui apportes. En vérité, tu n'as pas besoin de trop d'heures de sommeil, quatre ou cinq sont bien suffisantes, le reste de la nuit tu dévores les livres, les uns après les autres, ils s'empilent à côté de ton lit, le dépassant bientôt pour l'année en cours. Un des premiers que ton tuteur t'a donné, ce fut Antigone, et depuis son apparition dans ta vie, Perceval s'est vue affublé de ce nom. Elle ne le sait pas encore, face à elle tu fais l'effort de l'appeler par son prénom ou son surnom, luttant même depuis quelques semaines pour ne pas l'appeler Perséphone, pour ne pas la terrifier. Parfois les mots s'évadent sous l'alcool et en compagnie de ton père, tu ne maîtrises pas vraiment et il ne connaît l'étrange que sous le nom d'Antigone, il sait bien que ce n'est pas son prénom – les jeunes femmes sont très rarement appelées de la sorte, mais simplement une de tes lubies. Mais tu ne peux pas t'en empêcher, ton cœur réclame ce nom et cette fille. Tu ne fais que croiser celle que tu aimerais fuir, alors tu as abandonné. Tu acceptes son imposante présence sans rien comprendre, tu lui offres bien plus de pouvoir que n'importe qui d'autre. Elle ne le sait pas encore, elle ne le saura peut-être jamais.

Elle est là, dans la brume, dans la prénom, pieds nus sur la terre, tout droit sortie d'une pièce de théâtre. Elle ne dort jamais ?  Tu ordonnes, roi, tu l'entraînes sans attendre son accord, vous glissant sur le pont de bois qui mène à l'île lorsque le bateau de pêche est inutilisable. De sales rumeurs courent sur ce pont, le pont des pendus, des morts, récemment plusieurs personnes ont disparu à cet endroit. La plus inquiétante est sans doute la disparition d'un lycéen à qui tout réussissait, populaire, beau garçon. Oh, diront les journaux, c'était un plaisantin, il aimait beaucoup embêter les jeunes gens plus faibles que lui, mais il n'aurait jamais eu envie de se suicider. Oh non, il n'aurait jamais eu envie avant ta vengeance. Un sourire ourle ton visage alors que vous marchez sur les lattes de bois, tu espères que son corps pourri avec lenteur dans les eaux profondes. Vous arrivez sur ton domaine, tu t'en es élue roi, après tout tes sujets te doivent la vie quand tu la leur accordes. Il y a bien Acace qui tente de te restreindre, mais tu n'en as cure, tu vis comme tu l'entends et relèves rarement les morts, sauf pour de bonnes raisons. Ils sont plusieurs à se balader sur l'île, peut-être deux ou trois, ils restent éloignés des vivants et n'attaquent que si tu ordonnes. De dociles créatures à ton unique service que ton autre n'a pas encore pu retourner en terre. Silencieusement, tu leurs intimes de ne pas venir te voir, tu ne veux pas effrayer Perceval, pas tout de suite. Abrutie par la sensation de pouvoir, tu oublies ses pieds nus qui s'écorchent sans doute sur le chemin. Tu n'es pas de ce genre là.

Elle se libère de ton emprise et tu fronces les sourcils, mécontente. Non, elle doit rester. Tu veux qu'elle reste, sans vraiment comprendre. Tu la vois tourner autour d'un arbre, le toucher, puis revenir face à toi, silencieuse. Tu sais qu'elle ne parle pas beaucoup, ça ne te dérange pas, tu préfères ça à une un oiseau piailleur. Ses yeux seuls suffisent à te faire plier, elle s'approche, reine, et encore une fois pose ses lèvres proches des tiennes. Trop proche. Tu ne comprends pas, ni ses gestes, ni ton cœur qui balance. « Cesse de faire ça, Antigone. » Un sourire joue sur tes lèvres, tu penches la tête, avale la mince distance qui vous séparait encore, tes doigts pâles doucement posés sur son cou. Tu n'expliqueras pas la raison de ce prénom, elle n'a pas à le savoir. Tu décides, tu ordonnes, tu la nommes. Sa peau défile sous tes doigts, tu dégages ses cheveux de sa nuque et te penches, effaçant la présente de tes phalanges d'un baiser. « Tu es cruelle. Et je ne comprends pas, je n'aime pas ça. » Tu veux que le monde sa façonne à ta façon, qu'il n'agisse pas, n'existe pas sans ton accord, qu'il explose si tu le désires, qu'il se plie à tes volontés. Perceval ne le fera pas, jamais, tu le sais bien, Perséphone domine son mari quoiqu'on en dise, et l'idée te rend furieuse, te perd. Tu ne sais plus quoi en penser. Tu fuis sa peau, son odeur qui t'enivre, tu refuses de donner un peu plus et reprends sa main , la guide vivement vers un coin un peu plus haut. De là-haut, vous voyez votre ville, encore embaumée de nuit, là-haut les esprits s'amusent, tu le sais, s'accordent pour envahir la ville quand la lune se lève. Tu les entends, à la recherche de leurs corps putrides, et tu t'excuses d'une pensée de ne jamais pouvoir les raccorder, ce n'est pas en ton pouvoir. « Je vais te montrer quelque chose. » Pourquoi à elle ? Si elle sait, elle te fuira peut-être. Tant mieux, tu t'en persuades. Un geste de la main, et quelques secondes d'attente, et un des cadavres que tu as semé dans l'île apparaît derrière toi, disséminant une odeur de mort autour de lui. Tu le maintiens à tes côtés et observes la réaction de la reine, guettant ses peurs ou ses désirs, tu attends. Qu'elle fuit, qu'elle ne t'approche plus. Qu'elle reste.



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MessageSujet: Re: The sweetest sadness in your eyes, clever tricks } percy   Lun 23 Fév - 23:04



       

   
Xara & Perceval
Le jardin dormait encore. Je l'ai surpris, nourrice. Je l'ai vu sans qu'il s'en doute. C'est beau un jardin qui ne pense pas encore aux hommes.
« Cesse de faire ça, Antigone. » , un rire lui répond, un rire claire & doux, passionné & tendre. Tu ne peux arrêter, girouette amoureuse des élans brutales de ton cœur. Reine tu n'inclines sur la terre que les plantes & les cœurs, te trahissant dans une apparence d'enfant, dans des yeux trop pures, trop tendres. On te donne tous les saints, tous les dieux, tous les souverains sans confession. Les imbéciles. Des coups de blues, des coups au cœur, tu es incendiaire, princesse des victoires heureuses, des victoires amoureuses. Indélébile, elle se glisse sous ta peau, dans le creux de tes rêves, éternelle quête, éternelle souveraine. A l'heure où le jour surprend la terre, tu n'as plus rien à faire de tes anciennes promesses. Elle avale la distance qui vous enlace, pressant ses doigts contre la porcelaine de ta peau. Là le sang bat, ton cœur résonne, ton cœur déconne. Un frisson court, simple maladie d'amour. Oiseau vengeur, oiseau de malheur, elle écarte le blond de tes cheveux, ravissant tout d'un baiser contre ton épiderme. « E-Encore. », tu es l'enfer qui dévore la terre, dilapidant les instants présents, exigeant beaucoup plus de la brune. Tellement plus. Tes sens sont vrillés par son contact, assassiné par sa douceur. D'elle à toi, il n'y a qu'un pas vers la monstruosité. Entre elle & toi, le mariage est avalé, consumé, douloureusement consommé. « Tu es cruelle. Et je ne comprends pas, je n'aime pas ça. » , elle t'arrache un sourire de ses mots, de ses aveux silencieux. « T-Tu aimes ça & … tu le sais. », tu savoures ton pouvoir, épousant Perséphone à pleine bouche, dans un désir puissant, agaçant, fatiguant. Elle est la fuite de ta raison déviante, bousillée, affamée. Tu ne parviens à ne penser qu'à elle, à ne jalouser que ceux qui te l'arrache. Tu sais que tout est réciproque. Tu sais qu'entre vous, tout n'est question que de poison & de manque de raison. Tu n'es pas raisonnable, tu ne l'es jamais vraiment, jamais totalement, acceptant ta folie & tes excès de mélancolie. Sa peau te brûle, ses lèvres t’abîment. Tu souris, suppliant pour encore, désirant plus, encore plus, toujours plus.

Elle te fuit, peureuse, peu courageuse, manquant de passion, de tension. Tu fais la moue, enfant déçue, enfant déchue. Elle attrape ton poignet & tu acceptes. Tu suis dans un sourire puisqu'au fond si l'un plie, l'autre aussi. Minant vos cœurs & vos heures, vous êtes souveraines, vous êtes conquérantes, vous êtes faibles pour l'une & l'autre. Tu t'élèves, la suivant de près, très près, trop près. Tu n'es plus si vide. Antigone, Perséphone, Perceval, quelques soit ton nom, ton visage, l'indécence te frôle. Tu n'es plus un oiseau sous les barreaux, tu vis, espères, chéris. Sous ses doigts, tu t'éveilles, passionnée, écrasante de folie, te nuançant en appétit voraces. La nuit décline, happant encore votre royaume dans des rêves divins, assassins. Les bars se vident, la campagne s'essouffle. Personne ne pense à vous. Personne ne vous regarde, ne vous contemple. « Je vais te montrer quelque chose. » , tu clignes des yeux, admirant sa beauté, ses boucles s'envolent. Le monde, vous le prenez de haut, en déesses, en reines, en souveraines. Le monde, tu le veux avec elle. Tu te détraques un peu, attendant, appréciant ses doigts dans les tiens. Au fond, tu l'aimes, hein ?

L'odeur accroche tes narines, putride, morbide, s'entassant dans ton ventre. Une nausée t'écorche, mais la mort est bien séduisante dans les yeux de ton roi, de Xara. Il y a longtemps que les promesses se tissent entre elle & toi. Il y a longtemps que tu l'aimes. Le cadavre se dresse, décomposé, décharné, écrasé par les ordres. Un sourire t'agrippe, tu es pas bien dans ta tête, tu es complètement tarée, givrée. Enfant abandonné, délaissé, tu relâches ses doigts, t'approche du corps mort, assujetti à ses ordres. « Je p-peux le toucher ? », les mots ripent sur ta langue, tu admires la chaire malmenée, les yeux vides, le cœur arraché. Tu n'attends pas, tu laisses un doigt effleurer la peau, faisant craquer les verres sur ton passage. « C'est beau la mort. », c'est aussi beau qu'elle, aussi traître que toi. Tout est toujours destiné à recommencer, à s'enlacer. Tout est destiné à vous faire crever, amoureuses, malheureuses ou heureuses. Et puis en douceur, tes phalanges glissent sur son bras, accrochent le tissu rouge sang. Tu l'approches & tu la désarmes d'un baiser rageur, voleur.

« T-Tu aimes ça aussi. ». Touché, coulé.
Ta bouche glisse, s'aventurant dans son cou, tentant le tout pour le tout.


       
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MessageSujet: Re: The sweetest sadness in your eyes, clever tricks } percy   Mar 24 Fév - 1:21









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Percy & Xara



La reine réclame un peu plus quand tu l'effleures mais tu n'obéis pas, tu embrases la peau de sa nuque d'un léger baiser. Elle t'assassine d'une phrase et tu grognes, elle se joue de toi et tu ne l'acceptes pas. Tu aimes vos jeux, les siens surtout, tu ne peux pas lutter contre ce qui te dévores, contre le feu qui s'étend dès que tu l'aperçois. Au lieu de la fuir, tu l'acceptes à tes côtés, tu te soumets à sa domination. Elle est Perséphone, elle est la reine, et plus les minutes s'égraine, plus tu es persuadée qu'elle sait ce qu'elle continuent au creux de son corps. Elle ne s'amuserait pas de la sorte sans le savoir, elle ne parviendrait pas à te voir quand tu tentes de te dissimuler du monde, elle n'empiéterait pas ton crâne quand tu essayes d'y induire le néant. Personne d'autre n'a ce pouvoir sur toi, et tu te refuses les mots que tu susurres les morts autour de vous, ils rient, ils se plaisent à cette histoire sordide. Tu reprends ta suprématie sur le monde entier, lui attrapes le poignet avec une certaine brusquerie, mais tant pis. Tu la guides à travers la forêt que tu connais par cœur, parmi ces arbres qui couvrent tous un corps en pourriture, décomposé, heureusement pour les visiteurs l'odeur des cadavres ne franchit pas la barrière de la terre. Il n'y a que tes jouets pour diffuser la décomposition autour d'eux, pour laisser trace de leur présence. Les autres sont innocents, encore en repos, comme toi ils n'attendent que le bon moment pour être de nouveau, pour ne plus vivre en inconnus, en objets inutiles, oubliés depuis des années ici-bas. Tu les guideras vers la guerre, la puissance, le combat, tu t'assures leur soumission et coopération, tu les effleures à la morgue et les rejoints avec amour ici. Ce n'est pas ça, ton rôle ou ton destin, tu règnes mais tu ne dois t'en servir qu'en cas de nécessité. Pourtant, tu en as relevé plusieurs pour ton service, et aujourd'hui l'un d'entre eux apparaît face à Antigone. Tu la regardes, la fixes, désireuse de savoir sa réaction.

Elle pulvérise toutes tes attentes. La blonde se détache de ta main et tu grognes faiblement, elle ne doit pas te quitter. Elle n'en a pas le droit. Mais elle ne fuit pas le cadavre, elle questionne et tu hoches la tête avec lenteur, impatiente, les yeux brillants d'envie. Elle peut le toucher. Sans ordres, il n'agira pas, statue de chair putride il n'a plus de pulsion, d'émotions. Il vit sous tes pensées, prend place dans l'univers sans impact. Si tu lui ordonnais, il resterait là pour l'éternité, sans bouger d'un centimètre, se laissant renverser par le monde qui défilera autour de lui. Tu ne peux lui faire fermer les yeux, seul ton rival le peut. Acace leur ordonne de se taire à jamais lorsque tu les réveilles. Antigone pose ses phalanges sur la créature et ton ventre se vrille, le corps frémit sous ses gestes, mimant ce que réclame le tien. Tu rages, furieuse, tu ne peux compter sur eux pour t'aider à comprendre et à lutter. Elle frôle la mort du bout des doigts sans en avoir peur, et le feu s'érige à nouveau dans tes veines sous ce spectacle. Les esprits se moquent encore, incessants. Sans prévenir, sa main se pose sur ton bras, ses lèvres sur les tiennes, tu ne la repousses pas, tu abdiques et lui réponds cette fois, glissant une main sur sa nuque. « Non, je n'aime pas ça. » Un soupir te trahit quand elle effleure ta gorge, les morts se moquent de tes résistances.

Elle assoit sa domination, et tu abandonnes quelques secondes tes peurs et ses erreurs sous ses baisers, laissant ta nuque en offrande avant de poser tes mains sur ses épaules et de la reculer. Tu dois savoir, tu ne peux pas rester dans l'inconnu. « Sais-tu qui tu es ? » tu ne t'arrêtes pas là, tu ne peux pas, le feu dévastes tout et tu la repousses contre un arbre, envoyant d'une pensée le cadavre loin, qu'il se perde dans la forêt tu n'en as rien à faire. Tes lèvres s'écrasent sur les siennes pour un nouveau baiser rageur, tu la veux morte, tu ne la veux plus menaçant. Elle noie ta stabilité, elle t'enchaîne au bord d'un précipice, sans savoir si tu y tomberas un jour. « Sais-tu qui je suis ? » Tu oses, tu n'abandonnes pas, tes mains dégringoles le long de son corps, s'approprient sa taille comme une propriété. Ta bouche chute aussi, marquant sa nuque d'un baiser violent, d'une morsure rosée, elle sera tienne et nulle autre, tu ne laisseras personne prendre ta reine en esclavage, tu hais ce qu'elle te fait mais tu ne peux lutter contre ce que réclame Hadès. Il la veut elle, et personne d'autre, tu lui offriras sur un plateau d'argent. Le sillon de baisers se poursuit jusqu'en haut de sa robe, et tu murmures, ordonnes. « Dis moi qui tu es, Antigone. »



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