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 my art, my life, my secrets and you. feat Glykeria && Côme.

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MessageSujet: my art, my life, my secrets and you. feat Glykeria && Côme.   Jeu 29 Jan - 22:25

   
scyphone

   

   
≡ GLYKERIA && CÔME ≡
my art, my life, my secrets and you.

   
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Tu ne sais pas ce qui s’est passé. Tu ne sais pas pourquoi tu es entrée dans une telle colère tout d'un coup, une simple remarque, un simple sms, et tu t'étais mis à balancer des pots de peinture partout dans ton atelier, à détruire des œuvres que tu venais de terminer, rien de bien extraordinaire, mais ce n'était pas ton genre, sauf depuis quelques mois. Tu ne comprenais pas pourquoi ça arrivait ainsi, si brutalement, pourquoi un simple mot pouvait te donner une telle envie de vengeance, une telle envie de détruire ce qui t'entoure. Tu ne t'étais même pas rendu compte de tes gestes, comme si tu ne les contrôlais pas, comme si une sorte de marionnettiste te prenait pour sa poupée, jouant avec ton corps, l'obligeant à faire ce que jamais tu n'aurais fait. Aujourd'hui ce n'était qu'un tableau que tu avais détruit, mais tu avais peur que ça aille plus loin un jour, que quelqu'un paye les conséquences de ses pertes de contrôles, de cette vague de tristesse et de haine qui t'envahissait de plus en plus souvent sans que tu puisses vraiment l'arrêter. Assise au milieu de ton carnage, couvert de peinture, tu respires, fort, tu reprends ton calme, les mains posées sur ton visage, te moquant de le salir davantage, tu avais autre chose à faire que de penser à l'esthétique à ce moment précis. Tu voulais comprendre ce qui se passait, connaître les raisons d'une telle folie soudaine. Tu le sais au fond de toi, il y a toujours eu quelque chose de sombre qui encombrait ton âme, toutefois, jamais ça n'avait réellement fait surface... Ou peut-être que si, lorsque tu t'amusais à te venger si cruellement de ceux qui te font souffrir, parfois des années après leur méfait, comme pour leur rappeler que tout se paye un jour, même dix ans plus tard, même des millénaires après. Cette pensée te vient à l'esprit comme une évidence, tu ignores pourquoi, mais tu te dis qu'effectivement, même si des siècles s'écoulent, les crimes qui ont été commis doivent être payés, les dettes remboursées, peu importe le moyen utiliser. Tu n'en as pas conscience, mais c'est Scylla qui pense à cet instant, qui songe à cette injustice dont elle a été la victime, qui songe au fait que personne n'a rien fait pour la sauver, amis, famille, personne n'a bougé lorsqu'elle a été transformée en monstre pour n'avoir rien fait de plus que dire non à un homme qu'elle n'aimait pas. Elle était passée de nymphe naïve à créature dont on craint le nom et l'apparence, tout ça par jalousie, la jalousie d'une femme dont elle ignorait tout jusqu'à être empoisonné et transformé en monstre. Ce n'était pas juste. Quelqu'un, tout le monde, devait payer pour ça, de toutes les manières possibles. Tu secoues la tête. Tu en assez de toutes ses pensées qui ne semble pas les tiennes.

Tu te relève et attrape tes instruments, te mettant à peindre cette peinture sur laquelle tu étais depuis des jours et des jours, une toile immense qui accaparait tout ton temps, peut-être trop, mais tu ne pouvais t'en empêcher. Têtue, une fois commencé, tu te refusais à arrêter, quitte à mettre ta vie de côté, car l'art était une extension de toi-même et l'abandonner en cours de route, ce serait t'abandonner toi. De plus, cette toile t'inspire, peut-être à cause de la personne pour qui tu la fais, Glykeria. Tu l'admires autant que tu la jalouses, ce qui éveille en toi une espèce de sentiment de compétition, sans vraiment t'en rendre compte, sans l'admettre, tu veux l'impressionner, tu veux qu'elle soit admirative devant tes œuvres à défaut de l'être devant le monstre que tu es, le monstre que tu penses être. Tu t'es donné à fond pour y arriver et après quelques heures d'un calme bien mérité, tu as enfin donné la dernière touche à ce paysage si grand et si impressionnant. Tu veux qu'elle le voit, tu veux savoir ce qu'elle en pense alors tu lui envoie un message, rapide, clair et concis, tu n'aimes pas parler au téléphone, ça t'agace, tu as l'impression de passer à côté de trop de choses quand tu as les yeux fixer sur ton écran. Il n'y a d'ailleurs pas d'ordinateur chez toi, ni même de télévision, tu vis à la dure comme certains irons le dire, loin de la ville, sur une sorte de mini île relier à Argopolis par un ponton d'à peine cent mètres, tu as l'impression de vivre sur un bateau de cette façon, seule au milieu de l'océan. Tu n'as pas de voisins, hormis les arbres, la roche et les poissons. Tu ne te rends pas compte de l'ironie de la situation, du fait que Scylla elle-même vivait de cette façon-là et presque pour les mêmes raisons, parce qu'elle se trouvait monstrueuse et que le monde ne la comprenait pas, ne se souciait pas de sa souffrance. Dans le message que tu envoies à ton amie, tu lui précises d'entrer chez toi sans attendre d'invitation, ta porte est toujours ouverte, je suppose que le fait de ne pas avoir de voisins te rassure et de toute façon, tu n'es pas du genre prudente, tu aimes trop peut-être prendre des risques ou te donner l'impression que tu en prends.

Elle n'arrivera pas avant un petit moment, tu en profites pour essayer de rajouter quelques détails à ta peinture, sans te soucier du bordel ambiant, ni même du fait que ses œuvres sombres et presque monstrueuses que Scylla te pousse à faire sont à la vue et aux yeux de tous. Tu t'en moques. Quand tu peins, le monde extérieur n'existe plus vraiment, au point que tu ne vois pas le temps passer, ni même n'entends la sonnette de ta porte retentir. Tu es trop obnubilé par ses petits détails qui font de ton art quelque chose d'unique, ta signature, ta touche personnelle. Tu ne laisses rien au hasard, tu as besoin de contrôler la moindre petite ombre au tableau à défaut de contrôler celles de ta vie. Heureusement, la voix de Glykeria te sort de tes rêves, tu relèves les yeux vers elle, laissant apparaître un léger sourire, comme toujours. « Oh, désolée, je t'ai pas entendu entrer... » Tu te lèves, ne pensant pas à ta dégaine de hippie recouvert de peinture, tu recules d'un pas pour qu'elle puisse admirer ton œuvre, tu n'es pas si social que ça, tout du moins tu n'a pas toujours les réflexes polis qu'on les gens en général, demander comment ça va, quoi de neuf, ce n'est pas quelque chose que tu fais naturellement, il faut que tu y pense. Et malheureusement, quand tu es dans ton atelier tu pense à tout un tas de choses, mais surement pas aux politesses inutiles. « Voilà... J'espère que ça te plairas... » Tu l'espérais vraiment. Peut-être trop.


Sa maison en vrac:
 


   
   



   

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