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 you can't fight the pression

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MessageSujet: you can't fight the pression   Dim 15 Mar - 20:42
you can't fight the pression × ft. OSAËL & HAERESIS
Encore une nuit de errance pour le garçon, une nuit noire, les nuages recouvrent le ciel, il n'y a pas la moindre étoile. Quand il était jeune, le garçon aimait regarder les étoiles, son frère disait que c'étaient d'autres mondes et qu'il rêvait de s'envoler et de les explorer. Il lui avait avoué, alors qu'il n'était encore qu'un enfant, qu'il trouverait sûrement au moins un monde là-haut qui l'accepterait. Cet aveu avait brisé le cœur de Hæresis, qui était alors un simple adolescent. Comment un enfant pouvait déjà se sentir étranger sur son propre monde ? Et ça ne s'est jamais amélioré. Enoch ne comprenait pas pourquoi tout le monde agissait comme si il ne méritait pas de vivre ici, et Hæresis ne trouvait rien pour combler le vide, la peine, dans le cœur de son frère. Puisque lui-même rêvait d'explorer un nouveau monde où il serait accepté. Mais il n'avait pas cet esprit rêveur qu'avait son frère, il avait les pieds sur Terre, et il savait que jamais une telle chose se produirait, ils devraient vivre dans ce monde où les gens leur crachaient à la figure qu'ils n'étaient que de misérables vermines.
Le garçon s'arrête dans un bar. A vrai dire, il n'a aucune idée de ce qu'il fait ici. Il a déjà oublié le nombre de bar qu'il a arpentés ce soir, et il sait encore moins le nombre de verres qu'il a bu. Parfois, il se demande comment il peut encore avoir de l'argent à dépenser là-dedans, mais il oublie qu'il a depuis longtemps mit tout le reste de côté, et donc que ses dépenses sont maigres. Il n'est pas particulièrement présentable ce soir, la chemise à damier noirs et rouges qu'il porte à plusieurs boutons de défaits et ses manches sont remontés maladroitement, laissant voir des cicatrices et brûlures sur son avant-bras droit, vestige de cet accident qui a tué son frère. Les brûlures dans son cou sont partiellement cachées par son col. Il a perdu sa veste, il s'en ai rendu compte plusieurs fois dans la soirée, mais il a perdu le fil, et l'alcool qui coule dans ses veines le réchauffe bien assez. Ses cheveux sont ébouriffés, et lui tombent devant les yeux. Bien sûr, c'est un soir comme un autre, pour lui.
Il se demande si il ne va pas aller finir sa petite soirée chez Nexus. Après tout, c'est souvent dans ce cas de figure qu'il finit là-bas, complètement bourré et profitant du fait qu'il ne se souviendra pas de sa soirée pour laisser aller son besoin d'affection. C'est seulement quand il a bu qu'il s'autorise à approcher quelqu'un et non pas se contenter d'ignorer tout le monde. C'est le moment où son mur de regrets cède la place à ce qu'il désire réellement, ne pas être seul.
Oh non. Il n'a pas encore assez bu. Rien qu'à cette idée de se laisser aller, il a envie de hurler, il doit boire plus avant d'y aller, sinon, il ne va que sombrer encore plus. Le bar est bondé, certains regards se tournent vers lui. Depuis cette étrange aurore boréale, les gens posent un regard différent sur lui, presque... Charmeur. Il a plus été habitué aux regards de haine et de dédain. Il jette un regard bourré de venin à tous ceux qui le dévisagent avec cette étrange attirance pour lui. Si quelqu'un ose l'approcher, il risque d'être viré bien vite de ce bar pour violence. Il se dirige d'un pas décidé au bar et s'y accroche dès qu'il est à sa portée. Il se penche en avant pour appeler le barman et qu'il lui serve un verre. Il lui dit la première boisson qui lui passe par la tête, à vrai dire, il se fiche bien de ce qu'il va lui servir, du moment que ça lui arrache la gorge et que cette chaleur bien identifiable se répande en lui. D'un coup, tout son corps se tend. Le barman pose son verre devant lui, mais le garçon n'y prête pas attention, et il regarde autour de lui. Il jurerait avoir reconnu quelqu'un passant dans son champ de vision. Légèrement chancelant, il attrape son verre et s'accoude au bar, scrutant la salle de ses yeux sombres. Et alors, il repère une silhouette. Une silhouette qu'il n'a pas vu depuis longtemps, mais, pour une raison qu'il ignore, il ne peut pas manquer. Il ne sait même pas comment cette personne s'appelle, mais il le revoit, dans une réelle sombre, entouré d'une bande d'idiot, et il revoit son frère, le visage tuméfié, l'appelant à l'aide. Son visage, déjà particulièrement fermé, se durcit d'avantage alors qu'il boit tout le contenu de son verre d'une traite. Il se redresse et passe une main dans ses cheveux, puis il s'avance vers le jeune homme qu'il attrape par l'épaule pour le tourner face à lui. « Hey, toi. » Il le détaille longuement. « Tu me reconnais, hein, enfoiré ? » Sa voix est dure, mais une pointe de tristesse se fait ressentir. Hæresis ne saurait dire quelle type d'adrénaline coule dans ses veines actuellement, simplement la colère, ou alors la souffrance constante qui a dédoublé à la vue du jeune homme.
 
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MessageSujet: Re: you can't fight the pression   Mar 17 Mar - 18:47

Hæresis & Osaël
You can't fight the pression.



Quoi que tu en dises, quoi que tu veuilles faire croire : tu n’aimes pas la solitude. Tu détestes ça même. Quand tu te retrouves seul le soir dans ton pauvre petit appartement miteux, que ta télé’ et ton paquet de clope deviennent tes seules distractions de la soirée, alors là, la solitude te ronge de l’intérieur. Tu te revois alors, rester de marbre dans cette cuisine tandis que ta mère t’abandonnait. Tu te revois, pleurer toutes les larmes de ton corps sur ce même planché où ta cendre vient accidentellement de tomber. Oui, à cet instant ton appartement devient le reflet tout ce que tu hais, et l’idée d’y dormir seul t’effraie. Comme si les souvenirs renfermés dans cet endroit, bons comme mauvais, attendaient seulement que tu t’endormes pour surgir, t’affaiblir puis t’achever … Tu n’es pas aussi fort que tu prétends le faire croire, qui donc est assez faible pour craindre ses propres souvenirs ? Toi, de toute évidence … Alors tu prends le seul exemple que tu ais eu dans ton enfance : ta mère. Et comme elle, tu fuis. Tu prends tes clefs, tu enfiles ta veste en jeans et une clope au bec, tu sors comme une furie de ton appartement. Quatre à quatre tu descends les marches de l’immeuble, t'agrippant à la rambarde pour éviter de tomber lorsque ton pied loupe furtivement une marche. Tu cours, tu ne réalises même pas encore que tu es en apnée. Tu as besoin d’air et tu vois enfin droit devant toi, la double porte vitrée : symbole de liberté. D’un pas décidé tu la franchis et enfin, tes poumons s’emplirent d’air. Et ce fût un profond soulagement.
Ce soir encore, tu ne dormiras pas chez toi. Ce soir encore, tu ne dormiras pas seul. Ce soir encore, tu auras été faible, trop faible … Mais peu importe, vu que personne d’autre que toi ne le saura jamais. Pas le temps de réfléchir d’avantage, tu étais déjà assis dans ta voiture, les clefs sur le contact, tu t’apprêtais une fois de plus à vivre une folle nuit de débauche où tous les excès sont permis.

Tu n’étais pas vraiment habillé pour sortir ce soir. Un Marcel blanc, une veste en jeans délavé, un pantalon coloré d’une nuance indéterminée : magenta, violine peut-être ? En tout cas, le tout allait parfaitement bien avec tes boots. Mais cela ne t’empêches pas d’attirer les regards. Depuis quelques temps, tu remarques qu’il t’est facile d’obtenir tout ce que tu désirs, et tu comptais bien mettre ce petit talent en pratique ce soir. Adossé contre le bar, tu fais de l’oeil au barman : avec un peu de chance et beaucoup de charme, peut-être t’offrira t-il un verre ? En moins de deux minutes, ce fut chose faite. Ton numéro gratté sur un petit bout de papier en échange d’un mojito, c’est plutôt raisonnable comme contrat ? Ton verre à la main tu te diriges vers la petite piste de danse. Rapidement, après quelques verres taxés un peu partout, tu commences seulement à te sentir vraiment bien. Plus aucune peur ne t’anime, tes angoisses t’ont quittés depuis quelques minutes … Ou quelques heures peut-être bien, à vrai dire le temps semble passer différemment à présent. Tu ne penses qu’à t’amuser et oublier, et tu es réellement doué dans ce domaine. Enfin, ça s’était avant qu’un briseur d’ambiance te force à faire demi-tour sur toi-même. “ Oh’ ! Qu’est-ce que … “

La vision un peu flou, tu parviens tout de même à le reconnaître plutôt facilement. Lui et ses cheveux bruns en batailles, lui et son regard triste qui donne l’impression qu’il soit contraint de porter tout les malheurs du monde sur ses épaules. Et pour cause, tu étais à toi seul responsable d’une petite partie de son malheur. Tu avais pris pour habitude de pourrir la vie de son petit frère. Le pire dans tout ça, c’est que rien ne justifiait ton comportement à son égard. Bien que les membres de la famille Saülh sont réputés pour être des parias en ville. Du moins, c’est ce que ta mère t’a toujours inculquée. Et puis … Tu as toujours aimé les proies facile, et le frère d’Hae en était une sans aucun doute. “ Evidemment, Haeresis c’est bien ça ? Le premier de ta portée si ma mémoire est bonne ? “ ton sourire en coin et le ton de ta voix, narquois ; te donnais un air mauvais d’une telle puissance qu’il faudrait être surhumain pour ne pas avoir envie de t’éclater la tête contre un mur. Un peu bancal, ton verre à la main, tu t’approches doucement de l’homme “ Et ton frère, comment vas t’il. Je l’ai pas vu depuis des lustres ? “ Après un petit clin d’oeil, tu espérais bien susciter chez le beau brun la haine que tu lui avais déjà connu lorsqu’il venait défendre son petit frère face à tes amis. Tu étais pourtant incapable de dire ce qui t’avait poussé à agir ainsi, mais bon, en ce moment semer la discorde dans l’esprit des autres étaient devenus ton passe temps favoris. Et bien que ta conscience te permettait de te contrôler en temps normal, l’alcool venait de lever toutes tes barrières.

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MessageSujet: Re: you can't fight the pression   Mer 18 Mar - 23:20
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Il se rappelle comme si c'était hier les appels en plein de milieu de la nuit alors qu'il est désespérément en train d'ignorer les cris de colère de son père dans le salon. Ces appels qu'il attend presque, se doutant que, comme toujours, alors que son frère a quand même décidé de sortir, il a fini par se faire attraper par il ne sait quelle bande de gamins idiots. A chaque fois, dès que son téléphone sonne, il décroche et demande directement à son frère où il se trouve, il est déjà sur le pas de la porte. Oh, son frère était un dur à cuire, mais il était aussi surtout une grande-gueule, et être courageux ne suffit pas. Et il n'avait pas d'amis pour le soutenir face à un bande d'idiots qui venait le chercher. Il n'avait que son frère. Enoch n'était pas quelqu'un de particulièrement agressif, c'était la vie qui l'avait rendu comme ça, non, il aspirait seulement à vivre comme tout le monde, à sortir le soir dans les bars, faire la fête. Et à la place, il se faisait tabasser dans des ruelles. Hæresis voue bien entendu une haine immense à toutes ces personnes qui l'ont méprisé, lui et son frère, sans compter ce qu'il ressent pour sa propre famille. Parce que oui, bien sûr, ses parents méritaient les injures qui leur étaient faites, mais jamais Enoch et Hæresis n'ont jamais voulu faire partis de cette famille, au contraire, ils se débattaient pour s'en séparer. La haine qu'il voue à toutes ces personnes est encore plus tenante depuis la mort de son frère.
Alors bien entendu, quand il a reconnu ce gamin, cette haine est si présente en lui qu'elle l'a guidé d'elle-même vers lui. Il est là, au milieu de la piste de danse, complètement insouciant. Pourquoi lui plus qu'un autre ? Aucune idée. Il n'était sûrement pas le seul à avoir embêté son frère, mais c'est le visage qui lui revient le plus lorsqu'il y pense. Il n'a pas oublié un seul des traits du visage du gamin, et même si quelques années se sont écoulées, c'est presque comme si il n'avait pas changé. Hæresis ne se préoccupe même pas de savoir si il est accompagné ou non, il se dirige droit vers lui sans plus réfléchir. Sa raison l'a quitté au moment même où son regard s'est posé sur lui. « Oh' ! Qu'est-ce que... » Le garçon peut clairement voir dans le regard du gamin qu'il l'a reconnu et tant mieux, il ne se serait sûrement pas donné la peine de lui rappeler qui il était. Et tant mieux secondement, ça lui laisse un peu de temps, sinon le garçon aurait sûrement pété un câble tout de suite. Même si il est loin d'essayer de se contenir. « Évidement, Hæresis c'est bien ça ? Le premier de ta portée si ma mémoire est bonne ? » Le garçon est surpris, parce que le gamin semble connaître son prénom, alors que lui n'a aucune idée de comment il s'appelle. Un bourdonnement résonne dans son oreille droite, partiellement sourde depuis l'accident avec son frère, et le brouhaha incessant des lieux ne l'aide pas à faire abstraction de cette désagréable sensation. C'est l’inconvénient des lieux bondés, et où les bruits atteignent un niveau sonore pesant. Ça le fait grimacer imperceptiblement, mais il se concentre tant bien que mal sur le jeune homme et le regard particulièrement mauvais qu'il lui lance. Il serre les poings devant l'expression sur le visage du jeune homme, narquois. Il le regarde s'approcher de lui en titubant. « Et ton frère, comment va-t-il. Je l'ai pas vu depuis des lustres ? » Pendant une fraction de seconde, le côté rationnel de Hæresis se demande si il est sérieux, si il a oublié son frère, et ça lui serre le cœur encore plus. Mais il comprend rapidement qu'il se moque complètement de lui. Et le petit clin d’œil qu'il lui serre par la suite lui fait complètement perdre les pédales. D'un geste brusque, il attrape le verre des mains du gamin et l’explose sur le sol violemment, éclaboussant les chaussures de toutes les personnes dans un rayon de deux mètres autour de lui, et jonchant le sol de bouts de verres. Les cris des quelques personnes étant assez en état pour remarquer ce qu'il s'était passé ne couvrent qu'à peine la musique qui résonne dans le bar. Laisser éclater sa haine par la violence est la solution de facilité, mais elle est tellement agréable. C'est tellement plus simple, c'est plus rapide que d'essayer de trouver une autre solution pour soulager sa peine. L'effet est immédiat, et l'adrénaline qui coule dans les veines de Hæresis ne fait qu'en demander plus, encore plus.
Il attrape le gamin par son débardeur et le ramène brusquement vers lui. Avant, il n'était pas vraiment un bon combattant, il n'était pas particulièrement fort, ou même agile. Maintenant, c'est différent, grâce à il ne sait quoi. Mais se battre ne lui demande plus autant de réflexions qu'avant, et les gestes semblent se faire d'eux-mêmes. « Ah ouais ? » dit-il avec un sourire malsain sur le visage. « Tu as besoin que je te rafraîchisse la mémoire ? Je peux t'emmener le voir, je suis sûr qu'il se fera un plaisir de t’accueillir, là où il est. » Hæresis n'a jamais menacé de mort quelqu'un, et dans le fond, cela ne le soulage en rien. Et le pire, c'est que même en étant complètement soûle et en débordant de haine, il s'en rend compte. Le garçon repousse violemment en arrière le gamin, et il pointe un doigt accusateur sur lui. « C'est de ta faute si il est mort ! » Il crache ces mots avec haine et colère, mais sa voix tremble sous la souffrance qu'il éprouve. Un petit cercle s'est formé autour d'eux, et ça ne fait que rappeler à Hæresis les fois où il trouvait son frère au milieu de ce type d'attroupement. Son oreille bourdonne terriblement, et en plus de l'alcool, le garçon doit user d'une concentration intense pour rester debout et ne pas se mettre à hurler. Sans même le vouloir, ses yeux se remplissent de larmes alors qu'il fixe le jeune homme face à lui avec colère, son corps entier tremblant sous l'adrénaline et la colère. Il est prêt à bouger au moindre geste du gamin, parce qu'il n'en a clairement pas fini avec lui.
 
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MessageSujet: Re: you can't fight the pression   Sam 28 Mar - 18:20

Hæresis & Osaël
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Une moue contrariée prit place sur ton visage tandis que tu regardais, attristé, ton verre si durement gagné, brisé en un millier de morceaux sur le sol. Un peu perdu, tout semblait s’enchaîner un peu trop vite pour toi, tu n’avais pas le temps de comprendre … Tellement vite, qu’en un clin d’oeil, tu te retrouvas empoigné par le jeune homme. “ Ola doucement … “ tu levais légèrement les mains, comme pour montrer ta vulnérabilité, ton innocence aux yeux des gens présents. Tu passais pour la victime, pour le mec qui se faisait agresser. Et d’ailleurs, s’était un peu le cas. Mais lorsque le jeune homme te menace de t’envoyer rejoindre son frère, l’expression de ton visage changea imperceptiblement. Une interrogation énorme te traversa l’esprit … Que voulait-il dire par là ? Puis la vérité, violente, brutale, glaciale … Te frappa. L’espace d’un instant ses derniers mots résonnèrent alors que la salle te semblait étrangement silencieuse. Tu lisais une détresse immense dans ses yeux, et les effets de l’alcool disparurent pour quelques secondes. Un moment de lucidité, autrement dit ...
Tu te revois croiser le petit Enoch, un simple garçon de ton âge qui ne demandait qu’a vivre sa jeunesse comme toi et tes amis. Seulement, ta mère qui voue une véritable obsession pour les apparences et les on-dit t’as toujours expliqué que les Saülh n’était pas des gens fréquentables. Pas des gens bien. Et toi stupide ado, qui n’écoutait jamais sa mère lorsqu’elle te demandait de faire tes devoirs, tu savais en revanche l’écouter lorsqu’elle te demandait d’agir en mal. Enoch, tu le connaissais car dans cette ville, tout le monde connaît tout le monde.
Hæresis cependant, tu ne le connais que de nom. A vrai dire, tu te souviens simplement d’Enoch le visage ensanglanté qui prononçait ce nom, le nom de son frère. Peu de temps avant que le jeune homme débarque pour prendre sa défense. Evidemment, toi tu t’en foutais. Tu avais tes amis de ton côté. Tu tapais rarement, et personne ne le remarquais. Tu savais tellement bien leur parler pour qu’ils fassent le sale boulot à ta place...
Le petite réaction stupide que tu avais adopté lorsque tu avais évoqué son frère un peu avant, avait pour but de lui rappeler à quel point toi et tes amis aviez pu lui faire vivre la misère, mais surtout lui rappeler à quel point tu t’en foutais. Mais jamais, jamais tu n’aurais pensé apprendre qu’Enoch était mort. Tu détestes, tu détruits, tu manipules … Oui, tout ça tu sais le faire, et tu pratiques avec un malin plaisir. Mais la mort, c’est quelque chose d’autre. Quelque chose que tu ne maîtrises pas et donc, qui t'effraies. Difficilement tu déglutis. Tu es choqué, complètement abasourdis, mais il est hors de question pour toi de le montrer ouvertement. Ce moment de lucidité prit fin aussi vite qu’il à commencé. Alors avec un sourire mauvais tu empoignas le bras du jeune homme qui te tenait fermement et tenta de t’adresser à lui dans ce brouhaha qui se faisait à nouveau entendre depuis ton retour à la réalité : “ Si tu veux pas passer pour plus cinglé que tu ne l’ais déjà, je te conseil vivement de me lâcher abrutis. “ Puis … Ton sourire s’effaça pour prendre un air beaucoup plus sérieux, moins fourbe et mauvais, mais très dur … “ J’ai aucune idée de ce qui lui ait arrivé. Mais à ce que je sache, je n’ai jamais tué personne. Alors tu serais gentil de trouver un autre coupable. “ Tu pouvais te faire accuser d'un tas de choses, aussi abominables les unes que les autres, et à raison en plus ! Mais tu n'as jamais tué personne. Tu le sais, pertinemment. Et ce cinglé n'arrivera pas à te retourner le cerveau.

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