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 ABOLITION DE LA PEINE DE VIE (angel)

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MessageSujet: ABOLITION DE LA PEINE DE VIE (angel)   Lun 6 Avr - 18:08

 
ANGEL & SAMAËL

 

 
≡ ABOLITION DE LA PEINE DE VIE ≡
nigtcrawler
 
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Sombre cabot qui renifle l’air, cherche l’os autour duquel planter ses crocs. Il dévisage les squelettes ambulants, tout ces petits jeunes insouciants. Rage plein le cœur, la haine qui coule à flot dans les veines. Dédain de l’homme supérieur, l’homme qui n’a rien fait de toutes ces merdes. Il est sorti de ses tombeaux, éloignés de ses cadavres, de la mort, sa tendre épouse, pour revenir parmi le monde des vivants, le temps de quelques instants. Il les regarde gaspiller leurs vies, foutre en l’air leurs corps, ils se rapprochent toujours en encore, plus près de lui, de la mort. Ce soir, le monstre est éveillé, ses yeux rouge sang brillent dans l’obscurité. Soif de sang, de vie, d’âmes à emporter. Le bon sens, la conscience le mènent vers l’hôpital, va donc, suggèrent-ils, dans l’hôpital, soulager quelques âmes. Vieillards mourant, accidentés infortunés, patients cancéreux, enfants malchanceux. Eux, l’accueilleraient à bras ouverts, fatigue dans leurs yeux, épuisé par leurs souffrances, tout espoir envolé. Il sait que l’autre est derrière tout ça, Thanatos, l’ombre au-dessus de sa tête. Ce soir, il a besoin d’autre chose, d’autrement plus ignoble. Pourtant, il sait qu’il va le regretter, il sait qu’il va s’en vouloir, il sait qu’il est horrible. Mais savoir tout ça ne le mène à rien. Il y a bien lui, lui qui s’est immiscer dans sa vie, un des rarer numéros qui figure dans son portable. Il aurait pu lui demander de venir, l’appeler, sortir une excuse pourrie pour le voir, il sait qu’il serait venu. Mais non, trop de venin fier dans son sang, il n’est pas à lui, ils ne sont pas un couple, il n’a aucune raison de venir. Alors, le voilà qui traine dans des rues étranges, dans lesquelles on ne le voit jamais, dans lesquelles on ne penserait pas le voir. Trop pleines de vies, trop pleines de joies, trop pour lui. Trop de vivants. Il ne rentre pas dedans, non, ses oreilles fatiguent du bruit qu’on entend de l’extérieur, il a déjà du mal à retenir une grimace. Il est trop vieux pour ces conneries. Il n’a jamais été assez jeune pour ces conneries. Le monstre reste dans son coin, tapissé dans l’ombre, à attendre son heure. Il attend la proie qui se jettera dans sa gueule. La jeunesse est pathétique. Il n’a même pas le temps de faire le tour du pâté de maison, qu’elle arrive, blonde aux jambes vertigineuses, chevelure un peu folle, équilibre incertain de l’alcool. On a dû oublier de lui dire qu’il ne fallait pas rentrer seule. Un effort encore, le monstre tout sourire, enfile la peau de l’agneau, offre un bras, une main pour l’aider. Efforts notables pour paraître normal. La proie est bien imbibée, elle lui sourit, le remercie, ce ne sera pas trop difficile, on la retrouvera au matin, on pensera que c’est une overdose, un coma éthylique. On dira de jolis mots à son enterrements, on dira qu’elle aura bien vécu jusqu’au bout. Et Samaël sera loin de tout ça. Elle s’accroche à lui, pauvre imbécile, grand fléau de l’humanité. Elle est pathétique, une vague de dégoût le prend à la gorge. Il va bientôt vomir avant elle. Il se décide d’en finir plus vite, au milieu des maisons abandonnées, des panneaux "à vendre" barricadant les fenêtres. Samaël les comprend, pour rien au monde on le ferait déménager ici. Il offre son plus beau faux sourire, une voix douce qui ne dévoile rien de ses crocs acérés. « Tu veux te reposer un peu ? Tu habites loin d’ici ? » Soulagement dans son regard, elle secoue un peu la tête pour signifier sa réponse. Il effleure délicatement sa joue, elle frissonne, elles font toujours ça, c’est parce qu’il est trop froid. Samaël lui offre un compliment aléatoire, elle est trop bourrée pour y prêter une réelle attention, elle s’est approchée d’avantage, elle est conquise tout de même. Le moment est enfin venu, le monstre jubile dans son être, de la salive qui coule de ses babines, prêt devant son faste repas. Et alors qu’il a une main dans son dos pour bien la tenir quand elle tombe, ses lèvres à quelques centimètres des siennes, tout est gâché. Ce sont des pas qui s’approchent, l’instant qui se brise. Quelque part, il est heureux que ce soit arrivé maintenant et pas dix secondes plus tard, où il se serait retrouvé avec un cadavre dans les bras. Ça ne l’empêche pas d’être énervé, lorsqu’il tourne la tête vers l’étranger qui s’avère ne pas en être un. Angel, évidemment, foutue ironie du sort, il tombe du ciel au moment où il ne faut pas. Instinctivement, il lâche la blonde, s’éloigne un peu, vers lui, ne dis rien encore. C’est pas ce que tu crois. Seulement, c’est tellement pire qu’il préfère ne rien dire.


 
 



 

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