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 in attempt to save each other, we fight one another △ côme

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MessageSujet: in attempt to save each other, we fight one another △ côme   Dim 1 Fév - 15:21



Côme & Okeanós

Ōkeanós s’installa sur la table qu’on lui avait désignée, une chaise vide en face de lui. Il remercia le serveur d’un sourire poli qui disparut aussitôt qu’on lui remit la carte du menu. D’un œil méfiant, il guetta la disparition de l’employé avant de daigner saisir le menu entre ses doigts. Le geste nerveux, il craignait que le bout de carton ne s’enflamme aussitôt. Si une vapeur brève s’échappa au contact de sa peau avec la matière combustible, l’événement tant redouté ne survint pas. Son cœur, alourdi par l’adrénaline, se souleva enfin, prêt à rebattre à une allure régulière. Ses yeux bleus furetaient de gauche à droite jusqu’à l’horizon de la salle, à la recherche du curieux, du simple badaud qui saurait distinguer le danger que représentait le pompier à cet instant. Dans ses iris océan, une légère teinte orangée bordait ses pupilles plus noires que jamais. La pâleur de son regard avait succombé à la nuance infernale et si personne n’aurait pu en comprendre les raisons, tout le monde s’accordait à dire que son attention était plus perçante, plus inquisitrice. L’homme ignorait même les folles hypothèses qui l’avaient conduit à venir se réfugier ici auprès d’une foule de citoyens innocents. Pourquoi inviter le loup dans la bergerie ? Pourquoi le carnivore échappait à sa prédation en côtoyant les proies prêtes à rôtir ? Une légère suée perla l’orée de ses boucles brunes, Ōkeanós tentant désespérément de le faire disparaitre. Il se sentait déjà oppressé. La foule ne l’apaisait pas, le monde réel ne suffisait plus pour la faire taire. Elle, la véhémente. Elle, l’impératrice sur ses songes et ses actes. De plus en plus souvent, elle se manifestait. La petite voix dans sa tête lui dictait des ordres inconcevables, lui suggérait des projets immoraux. Tremblant, il essaya de se concentrer sur la lecture des plats proposés. Manger, oublier, ne plus réfléchir, ne plus se souvenir qu’il y a quelques heures à peine, il avait manqué de brûler une famille entière.

Le même jour, aux alentours de 17 heures. Ōkeanós déambulait dans la campagne grecque, en banlieue d’Argopolis, au volant de son camion de pompier. De rares habitations parsemaient ça et là sa route, les animaux domestiques bien plus nombreux que les âmes humaines. Emmitouflé dans sa veste rouge, il conduisait à une allure bien trop élevée pour un véhicule d’une telle envergure. Son visage suait abondamment tandis que son corps était parcouru de violents spasmes. De temps en temps, les roues du camion déviaient de sa route quand les mains de l’homme quittaient le volant pour aller enserrer son crâne. Sa tête, son cerveau, sa raison, l’essence même de sa personnalité avait été violemment assujettie dès le petit matin par la grande et cruelle Eris. Depuis son lever, elle avait pris ses quartiers, provoquant la plus insupportable des migraines, avant de se lancer dans une interminable plaidoirie sur la fin d’Argopolis. Il avait puisé toutes ses forces pour essayer d’occulter sa voix envoutante, viles propositions alléchantes aussi tentatrices que les flammes de l’enfer. Il avait essayé de ne pas l’écouter avant d’embarquer dans son véhicule de fonction pour rouler vite et le plus loin possible de cette malédiction. Mais elle l’avait suivi. Elle hantait l’arrière de son crâne, comme l’ombre qui imitait chacun de ses pas. Epuisé, Ōkeanós finit par pousser un hurlement de rage puis enfonça de ses deux pieds la pédale de frein. Dans une secousse, le camion de pompier s’arrêta net en plein milieu de la route. Les larmes au bord des yeux, le désespoir au bord du cœur, le jeune homme s’était extirpé de la cabine tant bien que mal, manquant de tomber sur le béton gelé. Elle chantait maintenant, elle invoquait ses démons. Un chant divin, la voix inondant son audition. Parfois elle se dédoublait dans une chorale étourdissant de voix cristallines tout droit sortis des entrailles de la terre. A quatre pattes au milieu de la route, ses yeux cherchaient affolés la silhouette pourpre de sa geôlière. Mais elle se contenta de consumer un peu plus ses sens, sans toucher à celui de la vue. Au moment où les voix atteignirent leur paroxysme, semblables à l’appel des sirènes, Ōkeanós fixa brutalement une petite maison de campagne au loin. Parcouru de convulsions, il se sentit obligé. Il ne résista plus et alors que ses yeux bleus n’avaient jamais parus aussi océaniques et marins, l’objet de son attention prit soudain feu. Un énorme brasier lécha les murs de la maison, dévora le toit de chaume. Plus l’incendie se propageait, plus la voix féminine s’apaisait. Il la berçait du crépitement des flammes, s’apaisait lui-même. Plusieurs secondes s’écoulèrent tandis que les cris des victimes brisaient le silence de la campagne. Une mère effrayée geignant le nom de ses enfants, elle fut l’appel au secours qui remplaça l’appel à la destruction d’Eris. Inspirant profondément, Ōkeanós se releva tant bien que mal avant de remonter dans son camion. Fébrilement, il conduisit jusqu’au lieu du crime. De son crime qu’il tenterait d’éteindre.

Un frisson de dégoût enveloppa les épaules de Ōkeanós. Finalement, il n’y avait eu aucune victime à déplorer excepté une paire d’enfants légèrement asphyxiés par la fumée. Aurait-il pu continuer à porter ce fardeau ? Aucun met ne trouva grâce à son appétit coupé pourtant il opta pour une viande saignante accompagnée de quelques frites à la française. Sans accorder d’attention au serveur, il lui retendit son menu afin qu’il s’en aille rapidement. C’est alors que son intérêt fut captivé par des cheveux blonds à quelques tables de la sienne. Côme. Il la connaissait sans réellement la connaitre, se sentait toujours serein à ses côtés sans savoir pourquoi. Il ne fut presque pas surpris quand la contempler eut l’effet d’une pluie apaisante sur son instinct ardent. Sa température corporelle accueillit de nouveau la normalité quand un sourire se dessina enfin sur son visage éreinté. Les mains réunies devant lui, le menton sur ses phalanges, il demeura ainsi un instant pour s’abreuver de la douceur de son profil. Et si c’était elle son refuge ? Impulsif, Ōkeanós se leva de sa table pour aller la rejoindre. Plus il s’approchait de son visage angélique, de ses yeux clairs parfois perdus, plus il se sentait redevenir lui-même. Il n’éprouva aucun embarras à s’emparer de la chaise vide pour y prendre place. Faisant immédiatement face à la demoiselle visiblement surprise, il joua la franchise : « J’ai pas envie que tu sois seule ce soir. » Et j’ai surtout pas envie de l’être également. Elle saurait lui dire bien assez vite si elle attendait quelqu’un, un rendez-vous galant peut-être...





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MessageSujet: Re: in attempt to save each other, we fight one another △ côme   Jeu 5 Fév - 16:30

 
scyleris

 

 
≡ OKEANÒS && CÔME ≡
in attempt to save each other, we fight one another

 
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Allongée dans ta baignoire vide, un bloc note entre les mains, tu dessines, négligemment, tout en regardant du coin de l'oeil ta cheminée, le bois se consumes sous les flammes. Tu n'aimes pas cet élément, tu mets toujours trois heures à allumer ce chauffage naturel, effrayée à l'idée de te bruler, incapable de rester plus de quelques minutes trop proches de cette source de chaleur pourtant si prisée par l'être humain. Toi tu préfères l'eau, surement est-ce pour ça qu'à cet instant tu as décrété que ta baignoire était le meilleur endroit de la pièce pour te reposer, pour oublier tout ce qui se passe dans ta vie, toutes les choses terribles qui bouillonnent en toi, trop depuis quelques mois. Ça te consume aussi sauvagement que ses flammes, tu n'en parles pas, tu te tais, comme toujours, cachant tes faiblesses et tes démons derrière de faux sourires et des silences pesants. Tu n'aimes pas parler. Surtout pas de toi. Quel intérêt? Qui t'écouterait vraiment? Tu côtoies l'humanité depuis assez longtemps pour savoir que tout le monde se moque des autres, que seule notre propre petite personne importe, toi-même tu ne portes pas grand intérêt à ceux qui t'entoure, c'est ce que tu penses, tu te sais souvent égoïste, ou cruelle avec ceux qui tentent de te raconter leurs soucis. Tu essayes de les écouter, mais tu n'y arrives pas, trop accaparé par tes propres problèmes, comment pourrais-tu résoudre ceux des autres? Tu voudrais être altruiste à en mourir, tu voudrais passer ta vie à aider ceux qui en ont besoin, mais quelque chose en toi, surtout depuis cette imprégnation que tu ne comprends pas toujours, te répète inlassablement que l'Homme n'est pas fait pour aider son prochain, qu'il finit toujours par abandonner les personnes à qui il promet monts et merveilles. Tu ne veux pas prendre de risque. Tu sais ce qui se passe quand tu te sens abandonné, rejeté, humilié, tu sais quel genre de personne tu deviens quand ça arrive, trop sournoise, sans compassion, capable du pire pour une vengeance qui au final ne t'apporte pas autant de satisfaction que tu l'imagines.

Seule, chez toi, tu t'arrêtes de dessiner quand tu te rends compte que l’œuvre entre tes mains n'est pas vraiment celle que tu avais en tête. Tu voulais simplement dessiner un portrait, aux hasards, pensant à n'importe quelle personne qui jonchent ta vie, résultat, sur cette feuille blanche se retrouve un monstre sans nom, effrayant, sombre, à l'allure vaguement féminine et dont tu arrives à lire une souffrance indescriptible dans son regard. Tu jettes le bloc note, poses les mains sur ton visage. Tu en assez de tout ça. De ses voix qui te hantent un peu plus chaque jour, de ses œuvres si pittoresques tu veux peindre, mais qui se transforment inlassablement en abomination. Tu as cette sensation que cette chose vit en toi, que tous ses dessins sont peut-être la représentation si juste de ton âme, de ce sombre côté que tu tentes de cacher, d'oublier, alors qu'il revendique sa place de plus en plus violemment. Tu as besoin de sortir, tu as besoin de voir des gens, d'observer leur vie, de vivre leur bonheur par procuration. Tu te lèves alors, te prépare, geste d'une routine sans nom, pour sortir, quitter ta maison, ton havre de paix et de guerre en même temps. Proche de la porte d'entrée, tu ne peux t'empêcher de croiser ton visage dans un miroir, pourtant, chez toi, ils sont peu nombreux, tu détestes te regarder, encore davantage aujourd'hui, mais certains persistent, comme celui-là, placer à cet endroit si stratégique, comme si tu aimais te torturer. L'image que tu y vois te révulse, ça n'a rien d'humain, ça n'a rien de rassurant, c'est effrayant, horrifiant, dégoutant. Tu ne peux plus voir cette image de toi-même, ton poing s'abat sur le miroir violemment, tu laisses échapper un soupir de souffrance en observant la plaie, rien de très grave malgré la douleur lancinante et le résultat n'est pas plus probant, tu continues de voir cette créature, démultipliée, encore plus oppressante. Ça n'a servit à rien. Comme toujours. Tu baisses les yeux, te soignes vaguement, enroulant maladroitement ta main dans un bandage. Tu dois quitter cette maison, au moins pour ce soir.

La lumière de la ville t'apaise quelque peu, la foule, les rires, les couples, tout te donne l'impression d'être moins monstrueuse, de disparaître parmi tous les badauds, malgré quelques regards qui se posent sur toi, vestige de cette espèce de talent que semble être né en même temps que ton don à faire souffrir les gens par de simples mots, bien plus intensément que n'importe qui. Tu rentres dans un pub sans grande conviction, tu veux juste t'assoir, déguster un repas en solitaire en regardant les gens autour de toi, t'abreuvant de leur vie à défaut d'étancher ta soif avec la tienne. On t'installe très vite, tu observes le menu tout en caressant ta main encore douloureuse, tu remarques d'ailleurs que le bandage commence à rougir. Tant pis, tu ne veux pas t'en aller pour si peu. Tu as besoin de te changer les idées, de tout oublier, l'espace d'une soirée et justement, pour une fois, le cosmos semble de ton côté, t'envoyant une connaissance pour t'aider à te vider de toutes ses mauvaises pensées. Tu sembles surprise au début, mais affiches rapidement un sourire amusé avant de lui répondre. « Quel élan de générosité... Merci... » Tu souris à nouveau, aucune animosité dans tes paroles. Ta voix envoutante rajoute sans attendre. « J'ai l'impression qu'il n'y a pas que ma solitude que tu essayes de vaincre ce soir hein? » Il semblait avoir besoin de compagnie autant que toi, peut-être même plus. La solitude touche même les plus braves, elle ne montre aucune pitié.


 
 



 

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MessageSujet: Re: in attempt to save each other, we fight one another △ côme   Dim 1 Mar - 0:30



Côme & Okeanós

Ōkeanós ignorait ce qui l’avait conduit à rencontrer Côme. Il ne saurait même pas dire depuis combien de temps il connaissait son identité, une partie de son histoire. Elle était comme un mythe : quelque chose d’intemporel auquel on se raccrochait sitôt qu’on posait les yeux dessus. Tel le mythe, elle préservait cet aura de mystère qu’on voulait toujours percer sans espérer réellement le faire. Il voulait préserver l’opinion immaculée qu’il lui portait. Pourtant rien ne les liait. Seulement quelques conversations tout au plus, une compréhension certaine, des regards échangés qui semblaient parfois équivoques. C’était une sensation qui apparaissait lointaine mais qui suscitait encore lui des réminiscences d’une autre vie. Oui, à la manière d’une autre vie, tout ce qu’il s’était passé avant les aurores boréales étaient gravés dans sa mémoire à la manière de souvenirs ancestraux. Séduit, elle l’avait séduit. C’était donc ça la séduction désormais ? Maintenant qu’il se croyait devenir fou, qu’une entité féminine maléfique avait élu domicile dans son esprit, il redécouvrait des existences qu’il pensait évaporées à jamais. Etre auprès de Côme lui faisait toucher sa propre personnalité du bout des doigts, le contrôle de sa vie à la portée de sa main. Mais Ōkeanós demeurait sage. Depuis l’événement tragique, il se tenait à distance des personnes qu’il pouvait apprécier et blesser en même temps. Lui autrefois si sociable choisissait la solitude ou bien la compagnie fantomatique d’inconnus dont il ne saurait jamais s’approcher. Il renonçait à tout ce en quoi il avait cru, il abandonnait tous ceux qui lui faisaient confiance. Pour mieux ne pas devenir le bourreau, il devenait le lâche. Pour ne pas apporter la détresse et le chaos, il semait la tristesse et la déception. Mieux valait-il de la rancœur destinée aux actes qu’il avait lui-même commis. Qui sait si le lendemain il ne serait pas capable d’attaquer sa jumelle comme il avait flambé cette maison d’innocents ? Qui sait s’il n’aurait pas envie de brûler les cheveux couleur blé de la jolie Côme alors qu’ils seraient en pleine discussion ordinaire ? Et si finalement l’approcher, chercher le réconfort auprès d’elle n’était qu’une autre machination de la petite voix féminine qui chantait ses propres louanges de plus en plus, suivant le rythme de la nuit comme la maitresse de la lune. Immédiatement après lui avoir révélé qu’il venait la sauver de la solitude, Ōkeanós regretta de ne pas l’avoir finalement laissé à cette isolation salvatrice ? Tel l’océan, il pouvait se retirer en toute lenteur pour mieux submerger le monde de ses vagues dévorantes. Il n’y avait plus qu’à prier pour que le feu ne s’embrase pas à nouveau.

Le sourire de la jeune femme fut un très bon remède à ses craintes béantes. Elle accueillait sa présence avec affabilité et humour. Du moins, elle se moquait bien de sa générosité, sachant bien qu’il y avait une toute petite part d’égoïsme dans cet acte faussement héroïque. Ōkeanós n’eut pas de mal à se sentir vaincu. C’était comme si elle lisait en lui sans qu’il ne puisse refermer le livre. C’était déroutant de tels yeux clairs. Digne des femmes mythiques de Grèce oui... « Je plaide coupable. Je me suis dit que tu saurais également me sortir de ma tanière. » En tant que pompier secouriste, il était bien souvent assigné à résidence, condamné à errer dans la caserne en attendant que la sirène ne retentisse. Il pouvait bien se risquer à sortir avec son camion, son attirail de capitaine et son bipeur, mais c’était comme un astronaute qui débarquait sur la lune. Il ne passait pas inaperçu et il était trop connu de tout Argopolis pour espérer échapper à une discussion fortuite avec un des habitants. Ainsi il se retrouvait toujours seul jusqu’à ce qu’il ne choisisse de se mêler à la foule. Mais ce soir-là, il n’avait pas choisi la foule mais une seule personne. Et il comptait bien lui prouver que sa compagnie serait meilleure qu’un repas en tête-à-tête avec le chandelier de la table. Sans gêne, il héla le serveur afin qu’il prenne la commande de boissons. Autant démarrer cette soirée sous des augures normaux et réjouissants. « Deux verres de champagne, Kral, sur mon compte s’il te plait. » Le serveur, décontenancé d’avoir trouvé Ōkeanós sur un autre siège, s’exécuta sans même demander l’avis à son autre cliente. Il se retourna ensuite vers Côme, désireux de ne laisser aucun blanc s’installer. D’abord parce que ça l’angoissait maintenant puis parce que ça n’était pas dans ses habitudes. « Alors qu’est-ce qui te tracasse tant ? » Ōkeanós n’était pas du genre à tourner autour du pot. D’autant plus que c’était un secouriste et qu’il avait facilement remarqué le bandage sanguinolent à sa main. De tels accidents à cet endroit survenaient rarement, sauf dans ces cas précis où la blessure était presque volontaire. Porté par son élan protecteur, il prit la main de Côme entre les deux siennes afin de dénouer le bandage. Il savait ô combien il ne fallait pas laisser un tissu imbibé sur une plaie ouverte. Il trouva facilement la coupure visiblement soignée à la hâte. « La prochaine fois appelle-moi, promis je ne poserai pas de question. Par contre... » Il se moquait bien de faire de cette table de restaurant une table de soins alors il retira du bout des doigts un minuscule morceau de verre qui était restée dans sa chair et provoquait ainsi des saignements sitôt qu’elle agitait sa main. Ses gestes étaient délicats, minutieux. Il attrapa sa serviette de table pour l’enrouler autour de sa main après avoir vérifié que ça ne saignait plus. « Tu devrais te désinfecter en rentrant... C’est les choses les plus insignifiantes qui font le plus mal. » C’était tellement véridique.






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