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 J’ai grandi dans le goût bizarre du tombeau.

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MessageSujet: J’ai grandi dans le goût bizarre du tombeau.   Dim 25 Jan - 15:19
J’ai grandi dans le goût bizarre du tombeau
Il est vrai que je suis une forêt pleine de ténèbres et de grands arbres sombres ; mais qui ne craint pas mes ténèbres trouvera sous mes cyprès des sentiers fleuris de roses. Nietzsche


Au zéphyr de cette onde fourbe, la femme relevait ses jupons de velours pourpre son dos sculpté sur des envies stellaires et les terribles litanies de ses lèvres annonçaient la perte ; une brume sauvage foulant la terre pailletée de brun sur ses pieds cadencés de promenade, les fleurs s’ouvraient à sa paume soyeuse de souveraine allégée de responsabilité. La stagiaire brosse ses cheveux devant un miroir d’étain, la fuite de ses membres encore une fois elle s’était retrouvée la divine naufragée assise à l’orée d’une ombre éclatée de sanglots rapiécés, de sa gorge mouillée de larmes perdues de l’être cher à ses pensées. La gracieuse fée émet un son vengeur alors qu’elle regarde curieuse quelques mèches sacralisées entre les piliers de cet instrument de beauté, ses cheveux nattés par un ruban de soie coquette, peut-être, la déesse séduisante ses agates gravées dans l’or majestueux de royauté ambrés où naissait des temples de vagues parfumées, ici l’on se noie dans ses prunelles brûlant les sentiments mêlés d’incompréhension. Elle ne pose plus de vive voix ces questions d’obscurité à la mère avachie sur le canapé, ces cristaux agréables lorsque les passants pressés entendent quelques murmures bafouillant aux clients de cette boutiques délectable ; agréable ces verres vitrés où Hélios repose ses grains rayonnants sur la surface rangé, verduré du jardin riche de Perséphone. Les mythes toujours présents depuis que la petite fille a grandi, un livre de ces images flamboyantes dévoilant des exquises légendes contées par la mère aimante sous les draps de soie une fraicheur onirique sur ses jambes fuselées elle battait de ses mains un rythme musical pour agrémenter cette histoire terrifiante d’une jeune fille enlevée sur un char de pierreries précieuses, un amant indélicat pour la Korée subliminale, un cri dans l’aurore allongée lascivement dans son alcôve de fainéantise. Chaque fois les soupirs gémissaient des pétales de la demoiselle triste de cette obligation d’un mariage forcé ; chaque fois elle éprouvait la monstrueuse révolte en son sein chamarré d’un cœur cognant contre les parois de sa chair boursoufflé. D’un amour, d’une passion de six mois passés elle n’en croyait pas une lettre Glykeria assise sa moue boudeuse sur ses traits adorables, le couple que formait Hadès et Perséphone une tirade tirée de mensonges sanguinolents à apprendre aux fillettes les lois d’obéissances.

Un sac sur ses épaules meurtries de ces batailles de chaises inconfortables la fin de son stage enfin, la veille elle avait fêté cela avec ses océanides vertueuses le bavardage rafraichi d’un moment empyrée ; la sage reine en retrait à la tamise d’un coin reposé elle écoutait soigneusement les gourmandises que déclamaient ses compagnes, un regard ici et là pour les gens qu’elle observait discrètement une passion comme une autre disait-elle à l’affront des reproches de ces misérables. Parfois elle se sent seule, un morceau de son âme saccagé à l’espace infini de l’atmosphère saturé, elle secoue la tête se représente quelques songes éphémères sucreries sur son palais sec de loisir, c’est la mère à s’occuper, à surveiller, d’un soin sempiternel mais, aujourd’hui elle prend un large bienveillant flottent les navires boisés de sollicitude, une bibliothèque par ce temps grisonnant où soleil te caches-tu, l’épouse de la végétation sommeille dans les reins de l’adolescente mâture.

Des pas s’assemblent, lents, impétueux, la justice fait face aux garnements amusants de ces chérubins une vapeur de vêtements alors que les tendres demi-êtres s’éboulent sous les rues ensoleillées brièvement de la cité ; elle y remarque des centaines de vierges vêtues d’opalescents tissus, embrumées de bras chaleureux de guerriers amoureux, elle ressent à la force de ce manque une fissure d’angoisse de passer une vie de misère reliée pour toujours à sa mère autoritaire, Culpabilité foisonnante ronge les vertèbres de la gosse. Déambulant rêveuse tornade rougeoyante entre les étagères pleine de ces bonbons vieillis, elle ne cherche pas le Graal laisse ses mains reposées sur les rayonnages de poussières. Ainsi l’épouse de cette chimère consacré figure sublime d’un roi pourchassé sur un trône de fer offert elle coule dans les visions sépias de sa jumelle, un respect pourtant de l’engeance parée de bonheur nostalgique, les flots funèbres envahissent sa respiration douloureusement éteinte une chandelle faible et le poignet se mystifie sur l’épaule du charismatique personnage. Elle le pressent que la tête se tournant vers elle semble connue d’un rêve oublié, d’une illusion soufflée sur des maux de mensonges. « J’ai dû me fourvoyer. Pardonnez-moi. ». Ses pieds amas de roches paraissent se mouvoir dans les sables mouvant de son esprit catastrophé, elle n’aborde pas courageuse pirate les jouvences de quelques perles dispersées aux souvenirs mémorables, elle ne parle plus reste muette à l’acte entreprit, ses jambes tremblantes mais figée dans la pierre des submergées aubes de ce mythe narré à la protection d’une nuit de bruissements doucereux que l’ainée lui parcourait suivant les lignes du destin encrée sur l’immaculée conception d’une page vide.

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MessageSujet: Re: J’ai grandi dans le goût bizarre du tombeau.   Dim 25 Jan - 23:36
amour désaffecté
Through dark and light I fight to be. So close. Shadows and lies mask you from me. Bathe my skin, the darkness within. The war of our lives no one can win. The missing piece I yearn to find, please clear the anguish from my mind



Le réveil d’un autre, alarme première. Il se débat dans les draps, accuse le corps étranger. Par chance, il dort. IL ! L’égaré manque la chute au sol, de quelques mouvements de panique et le voilà en dehors du lit, des affaires qu’il rassemble, vole un t-shirt à l’inconnu et d’une course plus tard, il est dehors, le souffle court, la caboche éclatée. Les souvenirs chevauchent d’autres vies, des mélodies anciennes, éparses notes d’une vie qui n’est pas la sienne. T’en avais bien besoin et il n’était pas mal. La voix qui résonne, du double maléfique, le sourire qui se tord dans le miroir, d’un reflet imparfait. Il s’élance à travers la ville, rejoint la maison des silences. Là il se cache dans quelques couloirs interminables, dédale connu, de sculptures et peintures disséminées, les trophées de quelques voyages, singularités dispersées. Le refuge à la douche, de la nuit qu’il lave et tout s’apaise. Le soleil trace des injures à travers les carreaux, plainte de l’aveuglé qui vogue ailleurs, se retranche derrière les rideaux. Le corps se part des tissus soyeux, un changement soudain de l’apparence, du soin apporté. Différent qu’on lui dit. Acace prétend que non, est au déni.

La profession est un rappel à la vie, du manteau qu’il emporte, clés et portable à la main, il vérifie, une, deux, trois fois que la porte est close – peur des intrus. « Acace ! » La voix reconnue s’élance vers lui, un sourire qu’il offre, des gestes qu’il retient, mais elle s’agrippe au bras, guide les yeux percés. Quelques paroles échangées et c’est une étape à la bibliothèque.

Des étagères qui s’ébrouent, d’ouvrages centenaires qu’il est venu cueillir, quelques demandes. D’une collègue emmenée, figure féminine qu’il voit s’éloigner dans quelques rayonnages.  « Essaye de ne pas te perdre » Qu’elle souffle, d’une Ariane bienfaitrice qu’il laisse voguer plus loin, figure des assurances. Lui s’en retourne déjà, foule quelques pavés et s’aventure dans les rayonnages oubliés. Les doigts glissent à diverses couvertures rognées par le temps. Le poids entre ses bras, il collectionne les ouvrages, plus qu’il ne peut en porter. Quelques traités de médecine, la philosophie, il ne sait être rassasié des connaissances, le besoin constant de tout connaître, de ne pas se satisfaire. La délicatesse à l’épaule, c’est l’effleurement de l’inconnu, du geste surprenant. Il pivote, ralentissement, comme de quelques échos qu’il peut entendre, le sifflement à l’oreille. Ne l’évite pas qu’il entend. Les conseils se muent en ordres, Acace ne sait plus ignorer le souffle du monarque. Un instant, il croit que c’est elle, amitié appréciée, mais les yeux accrochent la nouveauté, non ! Je la connais. Frétille le roi. L’expression se fige, d’une surprise qu’il ne sait cacher et les livres chutent au sol, d’un fracas, tremblement qui éveille la salle. Les têtes se dévissent, les chuchotements de mécontentement et tout se tait d’un regard. « Pardon… je peux être terriblement maladroit, c’est désolant » Ebauche des sympathies, sourire à demi aux lèvres. Contraste saisissant de l’ombre vorace qui s’étend. Contradiction, de l’apparence, et des mots. Genoux à terre pour amasser la perte des précieux, pages ouvertes, de quelques schémas médicaux. De gestes fous, puis il se relève, porte à nouveau un regard, plus curieux. De lunettes qu’il enlève, comme si elles n’étaient plus utiles, voile pour masquer la terrifiante vérité. C’est un doute, un battement qui se meurt. Accusation du jour perçant, des yeux fatigués qui inventent mille figures. Elle. Impression soudaine du déjà-vu, d’un phénomène qu’il explique, d’une réaction du cerveau, d’un mécanisme scientifique – déjà-vu. Absurdité. « Je peux vous aider à chercher la personne que vous avez égarée ? » Ridicule demande, des mots jetés afin de retenir la compagnie. « Elle n’est probablement pas très loin…  Les gens se perdent facilement, mauvais éclairage, probablement pour cette raison que vous m’avez confondu… »

_________________
he was the one consumed
Because you can’t be as in love as we were and not have it invade your bone marrow. Our kind of love can go into remission, but it’s always waiting to return. Like the world’s sweetest cancer ›  

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